1. Parcours: Du Puy-en-Velay à Conques

A travers la Margeride et l’Aubrac

 

Le parcours du Puy-en-Velay à Conques n’est pas de tout repos. C’est en fait la partie la plus exigeante du Chemin de Compostelle en France, ce qui n’est pas une mince affaire, car de nombreux pèlerins s’embraquent sur le chemin, avec souvent peu d’entraînement, les retraités surtout. Sur ce parcours, tous les marcheurs ne vont pas jusqu’à Santiago. De nombreux randonneurs, surtout français, sont présents, qui s’arrêteront à Conques. Peut-être qu’ils continueront une autre fois, s’ils ont goûté au charme du chemin. Ceci ne s’applique guère aux pèlerins étrangers, qui iront, pour une grande partie, jusqu’au bout de l’Espagne. Car de nos jours, on compte de moins en moins de jour qui font le chemin d’une traite. Du moins les Européens. Pour les gens d’Amérique ou d’Asie, le problème ne se pose guère. Ils iront jusqu’au bout.

Le parcours se déroule sur près de 200 kilomètres, traversant les départements de la Haute-Loire, de la Lozère et de l’Aveyron. Sur ce parcours accidenté, qui se balade sur les contreforts du Massif Central, la beauté est au rendez-vous et personne ne saura nier la beauté du pays, passant des belles forêts boisées de la Margeride aux plateaux dénudés de l’Aubrac. En sortant de l’Aubrac, en Aveyron, le parcours reste tout autant vallonné, en se rapprochant de la belle rivière du Lot. Les dénivelés sont imposants (+4700 mètres/-5040 mètres). C’est comme passer du bord de la mer au sommet du Mont-Blanc, et y redescendre. Mais voilà, cela se pratique sur 200 kilomètres. En effet, cela ne nous donne guère que +23 m/km et -25 m/km. Mais, bien évidemment, il y a de nombreux kilomètres où le parcours est plat.

Nous avons divisé le parcours en 10 étapes, en moyenne une vingtaine de kilomètres par jour. La division est arbitraire. Certaines étapes sont plus longues, d’autres plus courtes. Cela dépend essentiellement de votre état physique, de votre endurance et de votre plaisir de marcher.

Bon chemin.