37: Larceveau à St Jean-Pied-de-Port

Au pied des Pyrénées

 

DIDIER HEUMANN, MILENA DELLA PIAZZA, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

On arrive aujourd’hui à l’extrémité de la France. Depuis Ostabat, le voyage est moins passionnant, bien qu’il traverse les paysages charmants de la Basse Navarre, car une grande partie du parcours s’effectue sur le goudron. Le chemin arrive enfin à la citadelle de Saint-Jean Pied de Port édifiée en 1628 et remaniée par Vauban, dont la fonction était de défendre la France contre l’Espagne. Dans cette ancienne capitale de la Basse Navarre, fondée à l’initiative du roi de Navarre au XIIème siècle, il y a toujours du monde. Quand on y arrive, seul sur la route, on est rapidement plongé dans la cohue du bourg. Un choc! Car les touristes et les pèlerins de toutes nationalités montent et redescendent la Rue de la Citadelle. Le bourg est un point de départ important vers Saint-Jacques de Compostelle. En moyenne, on en compte plus de 50 000 pèlerins par an qui passent par le bourg.

 


C’est une courte étape, si on s’est arrêté à Larceveau, avec de faibles dénivelés (+293 mètres/-281 mètres). Le chemin suit de légers vallonnements jusqu’à St Jean-Pied-de Port. Il faut toutefois souligner la montée sur la croix de Galzetaburu, un peu plus exigeante, qui se passe hélas sur ou à côté d’une départementale.C’est aussi assez pentu en direction du col d’Oyhanzarre, là d’où vient le GR78, la voie de Compostelle provenant du Piémont.

Encore une journée sur le goudron au bout du GR65:

Goudron: 15.6 km

Chemins: 3.4 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur la Via Podiensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-larceveau-a-st-jean-pied-de-port-par-le-gr65-31337090

 

Section 1: Dans la campagne basque.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

 

Pour ceux qui ont dormi ou simplement fait une petite halte à l’auberge de Larceveau, un petit raccourci permet de rejoindre le GR65 qui chemine un peu au-dessus, parallèle à la départementale.
Rapidement, le GR65 rejoint les simples, mais assez belles, maisons basques de Xaharra.
Ici, les hameaux se succèdent. La petite route goudronnée, conduit, quasi à plat, au hameau de Ithurbidea, aussi ravissant que le précédent. Ici, tout est propre, coquet. Aucune mauvaise herbe ne dépasse des gazons.
Le GR65 sort du village, comme il est entré, dans la douceur totale. Ici, c’est un chemin d’herbe qui s’en va. On dirait presque un green de golf.
Un petit chemin part alors dans la verte prairie et ses bosquets pour traverser une branche du joli ruisseau de Artikaïteko, qui sillonne longuement dans la campagne et les sous-bois avant de rejoindre la Bidouze.
Le chemin continue entre campagne et discrets sous-bois. Ici, encore, comme dans toute la région, les grands chênes font la loi, avec parfois des frênes et de rares châtaigniers.
Il y a aussi quelques champs de maïs au milieu des prairies. Sur sa gauche, on aperçoit parfois la départementale D933, qui avance parallèlement au GR65 dans la plaine.
Dans cette reposante campagne, le pied avance sans effort.
Plus loin, le chemin s’élargit.

Cette région est avant tout une suite de prairies coincées dans l’exiguïté de la plaine. Sur les collines, il n’y a que des forêts, aucun signe de présence humaine.

 

Bientôt, le chemin passe à Bastida Choko, avec toujours et encore le charme des demeures basques.
Il descend alors vers un sous-bois, là où coule le petit ruisseau d’Arlako.
Ici, le chemin se rapproche progressivement de la route départementale, à la limite des sous-bois.
Le GR65 va alors emprunter une bande de terre et d’herbe au-dessus de la route départementale. La circulation n’est pas débordante sur l’axe. Nous ne traversons pas une région peuplée du pays.
La bande d’herbe suit la route et passe près d’Utziat. Il y avait ici au Moyen-âge un prieuré-hôpital, où exerçaient des donats, ces laïcs qui secondaient le prieur pour aider les pauvres et soigner les pèlerins, que l’on trouve encore à Haranbeltz. La route a fini de désorganiser un village qui a fondu au cours des temps. Il ne reste de ce côté que le moulin qui subsiste sur le bas-côté de la route.
Ne croyez pas que ces bâtiments ne soient qu’à l’usage des chauves-souris. De nombreux pèlerins peu fortunés y trouveront un abri pour la nuit.
Le GR65 suit alors une petite route qui s’écarte un peu de la départementale pour y revenir un peu plus loin. Ici, nous sommes à un peu plus de 3 heures de marche de St Jean-Pied-de-Port.
C’est un étroit chemin qui longe la route, passant un peu au-dessus en ondulant, en montée, à la limite du sous-bois de chênes.

Section 2: Une grande croix dans la campagne basque.

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans gros problème, si ce n’est en montée vers la Croix de Galzetaburu, où la pente est un peu plus marquée vers le sommet.

Il y a même des vignes ici. Et pourtant, les vins basques ne sont pas un bastion viticole. On en trouve un peu plus bas, près de St Jean-Pied-de-Port, à Irouleguy, qui produit un vin blanc (mais aussi rouge) fort élégant et déroutant, très recherché par les connaisseurs. Ce vignoble est très lié au pèlerinage. En effet, il fut créé par les moines de Roncevaux, pour un vin destiné aux pèlerins de l’époque. Alors, on savait parfois dorloter les pèlerins égarés.
Plus haut, le GR65 rejoint la départementale.
Il faut alors suivre la route à côté des voitures. Par bonheur, ces trajets à côté de la circulation routière sont assez rares sur le Chemin de Compostelle. La route monte en pente assez soutenue jusqu’à la Croix de Galzetaburu, une sorte de petit col.

Ici se dresse la grande croix de pierre de Galzetaburu, avec ses petits cailloux que les pèlerins ont déposés avec leur dévotion coutumière. On dira que le Christ n’est pas des plus réussis.

Le GR65 traverse la route, passe à côté d’une petite ferme, où on peut déguster d’excellents fromages ou yogourts de brebis. Aujourd’hui, les Manech à tête rousse se sont assoupies derrière les herbes folles. Les yogourts n’en seront que meilleurs, sans doute.
La route descend alors d’abord sagement, puis en pente plus prononcée sur Gamarthe.
A Gamarthe, tout petit village d’une centaine d’habitants, une certaine activité tourne autour de la ferme biologique, où cela fleure bon la charcuterie. Du moins, derrière les murs d’un important complexe agro-alimentaire au bas du village, les moteurs bourdonnent.
Jusqu’à St-Jean-Pied-de-Port, vous allez marcher le plus souvent sur la route. Ici, la route quitte Gamarthe et se dirige vers Mongelos.
C’est un pays essentiellement agricole où les industries sont absentes. Au bout de la rectiligne la route arrive sur la grande départementale D933, près du village de Mongelos.
Mais le GR65 ne va pas au village, de l’autre côté de la route. Il continue quelques hectomètres au bord de la D933, sur une bande d’herbe, comme c’est l’usage sur les plus grands axes. Ici le trafic est plus présent que sur de nombreuses routes qui portent aussi le nom de départementales en France.
Peu après, le GR65 quitte l’axe pour une petite route qui va sillonner le pays jusqu’à St Jean-le-Vieux au flanc de la colline. Il n’y a pour ainsi dire que des prairies, mais peu d’animaux qui gambadent. Mais le maïs est devenu rare. Est-ce que parce qu’on élève pas le canard par ici ou que le sol ne s’y prête pas?
Et pour nous faire mentir, on élève bien ici de la volaille, à voir le silo à grains et les baraquements, peu après avoir passé le ruisseau de Basagibeleko Erreka. Ici les noms des ruisseaux chantonnent avec grâce.
Une maison au bord de la route, et c’est le hameau de Biscaya. Eh oui! Dans le France profonde, une maison c’est parfois un hameau, deux maisons un village. On ne s’étonnera plus du nombre faramineux de communes dans le pays. La route continue en campagne.

Section 3: Tous les chemins de Compostelle français se rejoignent ici.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: oscillations un peu plus prononcées avant Bussunarits.

La route avance presque toujours à plat ou en pente douce jusqu’à trouver le ruisseau de Tosca, sans doute fort utile pour les paysans qui cultivent ici le maïs.
Le GR65 fait alors un bout de route avec le ruisseau.
La route arrive bientôt à la belle ferme basque ferme de Larralde Borda, où on peut loger.
Puis, la route va onduler entre prés et sous-bois épars pendant des kilomètres. On avertit les gens qu’il y a des marcheurs sur la route, peut-être les amateurs de quad du dimanche, qui ont un circuit pas loin, car les véhicules sont rares ici.
Dans cette partie du pays, où la marche est aisée, reposante, les cultures de maïs se font plus discrètes que les vertes prairies.

Un panneau annonce le Château Harispe à Lacarre, un manoir. Les pèlerins n’iront pas visiter ce manoir, car il n’est pas sur le chemin. D’ailleurs que pourraient-ils bien y faire? Le manoir, un bien classé, vient d’être racheté par des espagnols.

La route se perpétue ainsi d’un pré à l’autre d’un bosquet à un autre. Dans la région, les chênes ont laissé laissent parfois un peu d’espace aux grands châtaigniers.
La route repasse près du ruisseau de Tosca. Devant soi, on aperçoit au loin le village de Lacarre, mais on ne voit pas le manoir.
Mais la route n’y va pas. Elle se contente de suivre le flanc de la colline, loin du village, d’abord à l’orée d’un sous-bois.

Le paysage est parfois bucolique dans la région, mais pas toujours. Ici, c’est le Pays Basque qui distille son charme.

Puis, une mauvaise route dodeline un peu plus sur de légères oscillations.
Puis le pays s’ouvre un peu plus sur les prairies lorsque la route arrive près de la départementale, mais n’y va pas, à Harizpéa. A-t-on mis des chevaux ici pour que le pèlerin ne parte pas sur la départementale?
Car le Chemin de Compostelle a un autre programme pour vous, à savoir monter pendant un kilomètre sur la colline, peut-être pour faire faire un petit exercice aux pèlerins qui s’ankylosent à se balader presque à plat dans la nature.
C’est la direction du col d’Oyhanzarre, là d’où vient le GR78, la voie de Compostelle provenant du Piémont.
La route monte en deux paliers, avec parfois des pentes supérieures à 15%, dans la végétation sauvage.
Plus haut, c’est la jonction entre le GR65 et le GR78 qui vient du nord de l’Italie et d’Arles. On devine que les pèlerins qui sont venus de Méditerranée ont eu un col difficile à franchir. Maintenant, presque tous les pèlerins venant de l’est sont regroupés pour partir en Espagne. Il ne manque plus qu’un chemin qui rejoint le Camino Francés venant d’Italie peu avant Punta la Reina, en Espagne.
La route redescend dans les prés sous les arbres, aussi pentue qu’à la montée.
Plus bas, elle croise sous les frênes le ruisseau sauvage de Buzunaritzeko Erreka.
Elle arrive bientôt à Bussunarits, où on trouve aussi à se restaurer et à se loger. Peut-être trouverez-vous une de ces haltes improvisées, où sur la pelouse bienveillante une charmante dame tient une buvette fort accueillante.

Section 4: Dans la campagne basque.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans problème.

La route descend alors de Bussunarits.

Un très beau Christ trouve un peu de baume dans le lierre.

Ici, c’est à nouveau la pleine campagne, avec du maïs et des vaches. Ce grand troupeau de vaches Holstein prouve que l’on élève aussi le bétail pour le lait plutôt que pour la viande.
Plus bas, la route passe près du Château d’Aphat, qui n’a rien d’un vrai château, vu de la route. On aime, dans la France profonde, baptiser de château toute belle et grande demeure. La route va alors longer le gros ruisseau d’Apateko.
Plus loin, la route traverse le ruisseau, quasi une petite rivière.
Alors une large route remonte en pente douce dans les feuillus vers St Jean-le-Vieux.
Ici, on semble préférer les Holstein aux Blanches d’Aquitaine. La route arrive alors vers les premières maisons de St Jean-le-Vieux.
Devant soi se dressent les Pyrénées, si attendues et redoutées à la fois par les pèlerins.
La route gagne alors progressivement le centre du bourg, passe devant l’Eglise St Pierre remontant au XIIème siècle, restaurée au XVIIème siècle. On peut loger et des restaurer dans le village.
Après St-Jean-le-Vieux, le parcours musarde un peu dans la campagne et les banlieues, non loin de la départementale D933.

Section 5: A St Jean-Pied-de-Port, au bout de la France.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Plus loin, à une demi-heure de la fin de l’étape, le GR65 traverse la départementale D933, et prend la route en direction de La Madeleine, sous les platanes.
La Madeleine, vous ne pouvez la rater avec le nombre de panneaux d’indication le long de la route.
Rapidement, la route atteint un lotissement de maisons basques qui ont presque toute un air de famille.
L’église, qui apparaît au XIVème siècle était la chapelle d’un prieuré fondé par les Prémontés. Cet ensemble, lié au chemin de pèlerinage, comportait aussi un hôpital. Il ne reste rien de tout cela. Le clocher, clocher-mur à l’origine, fut transformé en clocher-tour précédé d’un porche au XIXème siècle. La vue de l’ensemble n’est pas attrayante, avec son cimetière un peu hors mesure. A côté de l’église, la maison du prieur est une belle demeure navarraise qui a peut-être succédé à l’hôpital de jadis où les pèlerins malades venaient prier Ste Madeleine.

Plus belle est l’immense croix de pierre navarraise dans le petit parc.

Après la Madeleine, le GR65 traverse le Lauribar, la rivière qui baigne la petite plaine, jusqu’à St Jean-Pied-de-Port.
La route joue alors un peu avec la rivière ou les petits ruisseaux dans la campagne.
Alors voici encore les maïs, peut-être les derniers à contempler en France, le long des maisons paysannes qui s’égrènent le long de la route.
Un peu plus loin, la route revient près de la rivière.
Du côté de Taillapalde, un petit ruisseau longe le bord de la route. Nous sommes à deux pas de St Jean-Pied-de-Port et les logements s’annoncent, car ils sont légion au bourg.
Encore un peu de campagne, et la vue s’ouvre sur le plateau de St Jean-Pied-de-Port.
Puis, la route monte un peu plus pour rappeler au pèlerin que demain ce sera Roncevaux, et la route arrive près de la citadelle.
La route arrive à St Jean- Pied-de-Port au haut de la rue de la Citadelle, au pied de la forteresse.
On pénètre dans la ville par la porte St Antoine, ouverte dans les remparts. Quel choc, lorsqu’on passe la porte! Vous n’avez rencontré pour ainsi dire personne de toute la journée, et vous débarquez dans une ruche bourdonnante, une vraie cohue. Vous allez tenter de vous frayer un chemin dans la foule des pèlerins en partance pour Roncevaux et des touristes.
Les pèlerins se pressent à l’office des pèlerins pour les renseignements ou pour trouver un logement, pour ceux qui ont oublié de réserver. Et ils sont nombreux.
La Rue de la Citadelle est noire de logements pour pèlerins, de toutes catégories, bien que le simple gîte soit le logement le plus représenté. Il n’y pas d’hôtels de luxe dans le bourg.
Les maisons de cette rue sont remarquables. La rue offre aussi de nombreuses boutiques. Même les mannequins devant les boutiques ont des airs de pèlerins.
La Nive coule au milieu du bourg. La porte Notre Dame près du pont, est ouverte dans le clocher de l’église. Au-dessus de la porte est nichée une Vierge à l’Enfant. La porte donne d’un côté sur la rue de la citadelle, de l’autre sur le pont Notre Dame. Le pont dit aussi Pont romain n’a rien de romain. C’est un pont du Moyen-âge, restauré au XVIIème siècle. L’atmosphère ici est remarquable. La Rue d’Espagne, de l’autre côté du pont sur la Nive, est moins fréquentée par les touristes. C’est de cette rue que repart le parcours vers Roncevaux.
N’oublions pas que le bourg a été à une période capitale d’une partie de la Navarre. On vous racontera toute cette histoire en détails en traversant la Navarre espagnole. La citadelle de Mediguren date du XVIIème siècle. Elle fut remaniée un peu plus tard sur les conseils de Vauban. On y accède par une rampe. La forteresse, aujourd’hui occupée par un collège, ne se visite pas. Mais, on peut se promener sur une partie des bastions et des chemins de ronde, où le panorama sur la ville est intéressant.

De toutes les étapes de la Via Podiensis, c’est ici que l’on trouve le plus de logements à disposition. Encore plus que dans une assez grande ville comme Cahors. Et malgré cela, à cause de la densité des pèlerins et des touristes, certains ont de la peine à trouver à se loger, faute de n’avoir pas réservé à l’avance.

De nombreux pèlerins français n’iront souvent pas plus loin qu’ici. Mais les autres continueront en très grande majorité. Bon voyage vers l’Espagne.

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