Accueil: Du Puy-en-Velay à Santiago

C’est dans cette partie du site qu’est décrit le chemin principal que les pèlerins suivent lorsqu’ils viennent de l’Europe du Nord, de France, d’Allemagne ou de Suisse. Pour les autres pays, c’est moins évident. Les américains et les canadiens, et quelques italiens partent aussi souvent d’ici, ce que ne font pas pour l’instant les coréens, qui débutent souvent le chemin seulement à Roncevaux.

Les étapes sont donc décrites par ordre chronologique, en partant du Puy-en-Velay en France jusqu’à Santiago de Compostelle au bout de l’Espagne.

Bon voyage.

1. Parcours du Puy-en-Velay à Conques

 A travers la Margeride et l’Aubrac

 

Le parcours du Puy-en-Velay à Conques n’est pas de tout repos. C’est en fait la partie la plus exigeante du Chemin de Compostelle en France, ce qui n’est pas une mince affaire, car de nombreux pèlerins s’embraquent sur le chemin, avec souvent peu d’entraînement, les retraités surtout. Sur ce parcours, tous les marcheurs ne vont pas jusqu’à Santiago. De nombreux randonneurs, surtout français, sont présents, qui s’arrêteront à Conques. Peut-être qu’ils continueront une autre fois, s’ils ont goûté au charme du chemin. Ceci ne s’applique guère aux pèlerins étrangers, qui iront, pour une grande partie, jusqu’au bout de l’Espagne. Car de nos jours, on compte de moins en moins de jour qui font le chemin d’une traite.  Du moins les Européens. Pour les gens d’Amérique ou d’Asie, le problème ne se pose guère. Ils iront jusqu’au bout.

Le parcours se déroule sur près de 200 kilomètres, traversant les départements de la Haute-Loire, de la Lozère et de l’Aveyron. Sur ce parcours accidenté, qui se balade sur les contreforts du Massif Central, la beauté est au rendez-vous et personne ne saura nier la beauté du pays, passant des belles forêts boisées de la Margeride aux plateaux dénudés de l’Aubrac.  En sortant de l’Aubrac, en Aveyron, le parcours reste tout autant vallonné, en se rapprochant de la belle rivière du Lot.

Les dénivelés sont imposants (+4700 mètres/-5040 mètres). C’est comme passer du bord de la mer au sommet du Mont-Blanc, et y redescendre. Mais voilà, cela se pratique sur 200 kilomètres. En effet, cela ne nous donne guère que +23 m/km et -25 m/km.  Mais, bien évidemment, il y a de nombreux kilomètres où le parcours est plat.

Nous avons divisé le parcours en 10 étapes, en moyenne une vingtaine de kilomètres par jour.  La division est arbitraire. Certaines étapes sont plus longues, d’autres plus courtes. Cela dépend essentiellement de votre état physique, de votre endurance et de votre plaisir de marcher.

 

2. Parcours de Conques à Cahors
Voyage à travers les causses

 

Nous avons quitté la Margeride et l’Aubrac. Nous sommes maintenant dans les causses, au milieu des petits chênes, cette magnifique région du Lot, dans les contreforts du Massif Central. Rapidement après Livinhac-le-Haut, nous quittons le département de l’Aveyron pur celui du Lot, que nous allons traverser quasi de part en part sur le Chemin de Compostelle. Cette région du Lot comprend des sites enchanteurs, comme Rocamadour, St Cirq-Lapopie, Figeac ou Cahors. Des circuits particuliers permettent de gagner Rocamadour ou la Vallée du Célé, entre Figeac et Cahors. Nous les traitons dans des sites séparés du GR65, que nous suivrons ici.

Le parcours se déroule sur près de 136 kilomètres. Ne croyez pas, qu’après avoir quitté la Margeride et l‘Aubrac, le parcours va devenir un parcours plat. Loin de là ! Mais si les pentes sont souvent moins sévères qu’auparavant, les dénivelés sont presque toujours les mêmes (+19 m/km et -20 m /km, contre +23 m/km et -25m/km, entre le Puy et Conques).

Nous avons divisé le parcours en 6 étapes, soit une moyenne de 22 kilomètres par jour. La division est arbitraire. Certaines étapes sont plus longues, d’autres plus courtes. Cela dépend essentiellement de votre état physique, de votre endurance et de votre plaisir de marcher.

3. Parcours de Cahors à Miradoux

A travers le Tarn-et-Garonne

 

Sur cette partie du parcours, le chemin, après une vingtaine de kilomètres, quitte le Lot et les causses, peu après Montcuq, au bout du Lot, pour le Tarn-et-Garonne et ses belles cités que sont Lauzerte, Moissac et Auvillar. Il faut compter quasi 100 kilomètres de marche pour aller à Miradoux, tout au début du département du Gers. Le parcours reste très vallonné et les dénivelés sont presque toujours les mêmes (+19 m/km et -19 m/km, contre +23 m/km et -25 m/km, entre le Puy et Conques). De nombreux pèlerins ont tort quand ils croient que le parcours est sévère seulement au départ du Puy-en-Velay.

Le Tarn-et- Garonne est le verger du Sud-Ouest. C’est un des grands producteurs de pommes du pays et le raisin de table est célèbre à Moissac. Mais, le chemin ne fera qu’effleurer les vergers, se contentant le plus souvent de grandes cultures de céréales et de tournesol, le long des sous-bois.

Nous avons divisé le parcours en 4 étapes, ce qui représente donc une moyenne de 25 kilomètres par étape. Ici, les étapes sont presque dictées par les cités de départ et d’arrivée. Mais, la division reste arbitraire. Certaines étapes sont plus longues, d’autres plus courtes. Cela dépend essentiellement de votre état physique, de votre endurance et de votre plaisir de marcher.

4. Parcours de Miradoux à Aire-sur-l’Adour

A travers le Gers

 

Sur cette partie du parcours, le chemin traverse le département du Gers, dans presque toute sa largeur, de Miradoux à Aire-sur-l’Adour, à la frontière entre le Gers, les Landes et les Pyrénées Atlantiques. C’est un long voyage de 130 kilomètres. C’est un pays de plus douces collines. Pour la première fois, les dénivelés baissent vraiment, quasi de moitié (+ 13 m/km et -14 m /km, contre 23 m/km et 25m/km, entre le Puy et Conques).

Le Gers est un départent agricole, un des départements les moins peuplés de France, surtout dans la partie où passe le chemin. Ici, vous allez vous rassasier en blés et en tournesol.

Nous avons divisé le parcours en 7 étapes, ce qui ne représente que 18 kilomètres en moyenne par étape. Mais ici, de nombreux pèlerins font moins de halte, et arrivent parfois à boucler le parcours en 5 jours. Certaines étapes sont plus longues, d’autres plus courtes. Cela dépend essentiellement de votre état physique, de votre endurance et de votre plaisir de marcher.