Etape 3: De Marcilhac-sur-Célé à Cabrerets

Dans la sublime vallée du Célé

 

Didier Heumann, Milena della Piazza, Andreas Papasavvas

 

Loin de la foule, de tout, des routes et du vacarme, le Célé déroule son tapis gris verdâtre, de Figeac à Bouziès, où il se jette dans le Lot. Dans un immense et extraordinaire théâtre de verdure, la rivière se tortille et ses méandres abritent tout un chapelet de charmants petits villages, aussi beaux les uns que les autres.

Si la plaine alluviale est assez riche pour y faire pousser du maïs, des céréales et du maraîchage, partout ailleurs le sol est pauvre, avec surtout de prairies pour l’élevage sur le causse. Le causse n’est souvent qu’une grande garrigue, constituée avant tout de chênes pubescents, de buis et de quelques autres plus rares feuillus. Et tout se fait murmure ici. Il n’y a que l’espace, le silence et la beauté. Le Célé trottine ainsi au pied de falaises escarpées, dont les couleurs vont de l’ocre, au gris, au bleu et même au noir. Les roches sont ici des calcaires, et les falaises qui tremblent sur la rivière sont trouées comme du gruyère, dont on ne connaît sans doute pas encore aujourd’hui tous les mystères cachés.

Les falaises servent aussi de perchoirs à des maisons troglodytes. Quelques habitations troglodytiques s’intègrent même dans la roche calcaire. Le bâti se réfugie volontiers sur les ressauts du relief, s’étirant le long des parois, sous forme de “village- rue”. Par endroits, la vallée est si étroite, qu’il a fallu bien trouver une solution à ce problème. Alors, parfois, dans ce décor minéral les maisons, faute de place, ont épousé la falaise. Aucun visiteur ne s‘en plaindra. Nous avons déjà croisé Espagnac, St Sulpice, Marcilhac-sur-Célé, où on s’est trouvé nez à nez avec de beaux vestiges de ruines authentiques et des maisons semi-troglodytes. Il nous reste pour notre plaisir à découvrir Sauliac-sur-Célé et Cabrerets. Vous n’allez pas être déçu de retrouver encore ces “maudits anglais” sur le chemin.

Les dénivelés (+583 mètres/-580 mètres) sont toujours aussi importants et conséquents d’une étape à l’autre dans la vallée du Célé. Nous avons dessiné les étapes de manière à ce qu’elles ne soient pas trop longues ou trop pénibles. Mais, pénible, c’est encore le cas pour l’étape en cours. Aujourd’hui, on monte et on descend toute la journée, comme la veille. On va jusqu’à 5 fois sur le causse, mais on ne redescend jamais jusqu’à la rivière, comme dans les étapes précédentes. Alors, ce sont presque les vacances, non?

 

Dans l’étape du jour, les trajets sur les routes sont un peu plus nombreux que dans les étapes précédentes:

Goudron: 8.1 km
Chemins: 10.5 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien::

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-marcilhac-sur-cele-a-cabrerets-par-le-gr651-44336259

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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