Etape 2: De Espagnac à Marcilhac-sur-Célé

Dans la sublime vallée du Célé

 

Didier Heumann, Milena della Piazza, Andreas Papasavvas

 

Le Célé est le plus gros affluent du Lot après la Truyère. Il naît dans le Massif central pour se jeter dans le Lot près de St Cirq-Lapopie. Le bassin du Célé comprend plusieurs régions fort distinctes au niveau des territoires traversés par la rivière. En amont se trouvent la Châtaignerie et le Ségala, autrefois pays de la châtaigne et du seigle, dont il demeure encore quelques traces. Dans ce pays de granite et de gneiss, où l’élevage bovin domine les autres activités agricoles, le chemin de Compostelle ne passe pas. Au Ségala succède le Limargue. Enserré entre les causses et le Ségala, le Limargue est une étroite bande de terre fertile, dépassant rarement dix kilomètres qui va du Lot au Sud à la Dordogne au Nord. Ici, les marnes, les grès et l’argile ont droit de domaine. Sur le GR65, c’est le pays qui va de Figeac à Béduer. Cette région, plus douce et plus peuplée, contraste autant avec la sécheresse pierreuse du causse qu’avec les sombres élévations du Ségala. C’est aussi près de Figeac que le Célé entre dans la vallée basse, creusée dans les causses calcaires.


Source : Syndicat du bassin de la Rance et du Célé, le SAGE

Nous sommes maintenant dans les causses, dans la basse vallée du Célé. Ici, ce sont les landes, les forêts et les prairies qui dominent le paysage. Les landes et les bosquets couvrent 60% du pays, les prairies environ 25%. Cela laisse peu de place pour les paysans, qui œuvrent dans la vallée, ou alors au sommet des causses. Le fond de la vallée, essentiellement agricole, est riche de terres alluviales assez fertiles, où poussent le maïs, les céréales, le tabac et la luzerne. Mais, les terres cultivées sont restreintes. Cette situation particulière a incité les gens à construire les villages au pied des falaises. Le bâti s’étire donc en longueur sous les parois rocheuses, avec de nombreuses maisons troglodytes qui vont jusqu’à ronger la roche. Il est difficile de faire un palmarès de ces étapes dans la vallée du Célé. Elles ont toutes aussi belles les unes que les autres.

Globalement, les dénivelés (+545 mètres/-564 mètres) paraissent raisonnables, mais l’étape est courte (16 km) et exigeante. Depuis Espagnac, il faudra affronter les causses, les pech et son sentier casse-pattes. Avec un tel profil, il ne faudra pas s’étonner de monter et descendre toute la journée! Ici, si on s’arrête à Marcilhac-sur-Célé, on ne monte sur le causse que 3 fois! Certains courageux vont jusqu’à Cabrerets, mais alors, c’est nettement un exercice plus pénible. Attention! Si vous voulez faire des haltes entre deux, les possibilités de logement ne sont pas nombreuses.

 

L’étape du jour se passe majoritairement sur les chemins, fort caillouteux d’ailleurs:

Goudron: 4.8 km
Chemins: 11.4 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien::

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-espagnac-ste-eulalie-a-marcilhac-sur-cele-par-le-gr651-44321635

 

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Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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