Etape 1: De Figeac à Espagnac

Dans la sublime vallée du Célé

 

Didier Heumann, Milena della Piazza, Andreas Papasavvas

 

Le Célé est le petit frère du Lot, dit-on dans le pays. Comme un petit frère, il est plus joyeux mais plus sauvage et romantique. Son cours, assez parallèle à celui du Lot, passe d’un causse à l’autre, au fond des falaises ocre, grises, bleues, noires et blanches qu’il a creusé dans les calcaires. Vous allez rapidement comprendre. Les villages sont près du fleuve. Les chemins préfèrent prendre de la hauteur.

Lorsque le pèlerin arrive à Béduer, il a devant lui un choix difficile, soit continuer sur le GR65, le chemin du pèlerinage, soit emprunter le GR651, la variante de la vallée du Célé. Les deux chemins vont à Cahors. Le GR651 est un itinéraire sauvage, au cœur de paysages sublimes. Il plaira certainement aux amateurs de nature, aux randonneurs un peu sportifs.

De nombreuses coquilles ou statues de St Jacques encouragent le pèlerin à y aller, lui suggérant que ce chemin “vaut l’autre”. Mais voilà! Ce n’est pas le chemin de Saint Jacques. Les adeptes inconditionnels du vrai chemin ne peuvent imaginer une minute détourner leur pas de ceux des centaines de milliers de prédécesseurs qui y ont passé, qui y ont prié et souffert. Toute infraction leur ôterait l’énergie particulière à affronter les joies et les peines du chemin historique. Que vous croyez? Il n’existe aucun vrai Chemin de Compostelle. A vous de juger!

On peut parcourir la variante de la Vallée du Célé en 4-5 jours, moins si on accepte de parcourir une trentaine de kilomètres par jour. Même si les guides signalent que l’on marche dans la vallée du Célé, le chemin est loin d’être plat. Certes, ce n’est pas de la haute montagne. On ne dépasse que rarement un dénivelé de 100-150 mètres, mais cela monte et descend toute la journée. Le causse n’est jamais très élevé, dépassant rarement les 300 mètres. Mais, on part chaque fois de la rivière à 150-180 mètres.

La première partie du voyage mène de Figeac vers Brengues, au pied du Célé. Le pèlerin, qui n’aime pas les grandes étapes, peut s’arrêter avant, à Ste Eulalie ou à Espagnac. Le problème du GR651 est le nombre limité de logements. Aussi, faut-il choisir son trajet en tenant compte de ce fait. Il vaut mieux évidemment réserver par sécurité, au risque de passer la nuit à la belle étoile. Aujourd’hui, nous nous arrêterons à Espagnac. La première partie du trajet jusqu’à Béduer est commune au GR65. C’est là que le GR651 plonge sur le Célé. Il suit assez longtemps la vallée jusqu’à Espagnac.

Globalement, les dénivelés (+457 mètres/-492 mètres) ne parlent pas pour une étape sévère, étant donné la longueur de l’étape. Vous connaissez, si vous avez précédemment passé ici, la montée sèche de Figeac, puis les faux-plats jusqu’à Béduer. Le GR651 alors plonge assez sèchement dans les sous-bois dans la vallée du Célé. Jusqu’à Espagnac, ce ne sont que de légers vallonnements sans problème.

 

L’étape du jour se passe majoritairement sur les routes:

Goudron: 16.9 km
Chemins: 9.2 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien::

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-figeac-a-espagnac-sainte-eulalie-par-le-gr651-44305981

 

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Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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