Etape 54: De El Burgo Ranero à Mansilla de Las Mulas

Il n’y a plus une seule mule à Mansilla

 

Didier Heumann, Milena della Piazza

 

Encore quelques jours à traverser cette Meseta sans fin. Et aujourd’hui, c’est ici que la Meseta est la plus plate et surtout la plus vaste. Par endroits, votre regard portera jusqu’au montagnes de Cantabrie au Nord, à plus de 50 kilomètres d’ici. Et il en va de même vers le sud, où on a presque envie de découvrir Valladolid, voire Madrid dans le très lointain horizon. En Europe, vous ne trouverez à aucun endroit la vision d’une telle étendue découverte, d’une plaine si infinie. On pourrait parfois se croire voyager dans les grandes plaines d’Amérique.

C’est évidemment encore sans surprise aujourd’hui. C’est encore et toujours, le “Camino real”, qui longe la route le long des marronniers. Une vingtaine de kilomètres de “plaisir programmé“, non ? Allez, ce n’est pas la plus belle étape du Camino francés. Loin de là!

Attention ici aux logements. Au mois de mai, par exemple, 5’400 pèlerins sont partis de St Jean-Pied-de-Port, ce qui représente environ 180 pèlerins par jour. Ajoutez alors tous les pèlerins qui se sont ajoutés sur le trajet, et vous pouvez avoir parfois plus de 300 personnes à loger par jour dans ces petits villages. Et si vous considérez le nombre de logements disponibles, il n’y a guère plus de 150 lits disponibles dans le village. Réservez.

Les dénivelés de l’étape (+16 mètres/-95 mètres) ne parlent pas pour de grandes difficultés que vous allez trouver sur le parcours.

 

Encore et toujours, vous marcherez sur un chemin le long des routes. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

Goudron: 1.5 km
Chemins: 17.4 km

Nous ne sommes allés qu’une seule fois sur le Camino francés. C’était lors d’un début de printemps très froid et fort pluvieux. La boue était souvent la règle. Alors, nous espérons pour vous que vous feriez ce chemin dans de meilleures conditions.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-el-burgo-ranero-a-mansilla-de-la-mulas-par-le-camino-frances-33903996

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant