Etape 52 : De Carrión de los Condes à Terradilos de los Templarios

Sur la “Senda de pregrinos” sans fin

 

Didier Heumann, Milena della Piazza

 

Après Carrión de los Condes débute le Páramo, qui signifie plateau et lande à la fois. Et c’est vrai qu’ici en termes de lande, vous n’allez pas être déçu. Jusqu’à rejoindre Calzadilla de la Cueza, c’est une longue partie de plus de 17 kilomètres, sans village, avec presque pas d’ombre. Le désert, quoi ! Oui, mais un désert de céréales, comme toujours. Vous en sortir un jour de la Meseta, qui sait?

Mais n’allez surtout pas imaginer qu’après Calzadilla de la Cueza, c’est le retour aux petits chemins de traverse qui se dissimulent dans les bois. Car, vous marchez en fait sur la Vía Aquitania, la grande voie romaine qui, en Espagne, allait de Bordeaux à Astorga, en passant par Burgos et Carrión de los Condes. Au Moyen Âge, la voie romaine était utilisée comme voie de passage par les pèlerins de France et du Nord qui se dirigeaient vers Santiago. Il faut bien comprendre que ces anciennes routes romaines ont toujours été en faveur. Car Jules César ou Auguste avaient fait construire des routes larges et solides, souvent empierrées, pour faire passer leurs armées ou leurs marchandises. Ici, vous ne transporterez que votre sac, et vous irez jusqu’à Teradillos de los Templarios, chez les Templiers, si vous en avez le courage.

Les dénivelés aujourd’hui (+102 mètres/-62 mètres) sont inexistants. C’est de la balade.

 

Comme d’habitude jusqu’ici, les chemins ont nettement l’avantage. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

Goudron: 5.2 km
Chemins: 21.0 km

Nous ne sommes allés qu’une seule fois sur le Camino francés. C’était lors d’un début de printemps très froid et fort pluvieux. La boue était souvent la règle. Alors, nous espérons pour vous que vous feriez ce chemin dans de meilleures conditions.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-carrion-de-los-condes-a-terradillos-de-los-templarios-par-le-camino-frances-33877615

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant