Etape 50: De Castrojeriz à Frómista

Dans une Meseta un peu plus éloignée des routes

 

Didier Heumann, Milena della Piazza

La Castille y León est le grenier de l’Espagne. On y cultive le blé et l’orge, presque à égalité, et nettement moins d’avoine ou d’autres espèces. La superficie dédiée au maïs en Espagne est nettement inférieure. C’est dans la région de León que l’on retrouve surtout le maïs. La Meseta, c’est tout de même près de 2 millions d’hectares, quelque chose comme la moitié d’un pays comme la Suisse.

Dans l’étape du jour, la Meseta est assez agréable. Le parcours est presque toujours loin des routes, il nous est agréable de le signaler. Ce sont de très larges chemins de terre qui sillonnent les champs de céréales. Et comme il est d’usage dans la Meseta, les villages se comptent sur les doigts d’une seule main, et encore moins. Ici, il n’y en a que deux sur une étape de 25 kilomètres. Mais tous ces villages possèdent une infrastructure remarquable, ce qui fait le charme et la précision du chemin de Compostelle en Espagne.

Les dénivelés (+226 mètres/-240 mètres) sont à nouveau très faibles. Mais, vous n’y fiez pas, ai vous croyez que ce seront les vacances. Les vacances, oui, s’il fait beau, et après avoir achevé la montée sur la colline à la sortie de Castrojeriz, à près de 15% de pente sur deux kilomètres.

 

Comme on l’a dit plus haut, aujourd’hui les chemins ont nettement la priorité. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

Goudron: 4.1 km
Chemins: 21.2 km

Nous ne sommes allés qu’une seule fois sur le Camino francés. C’était lors d’un début de printemps très froid et fort pluvieux. La boue était souvent la règle. Alors, nous espérons pour vous que vous feriez ce chemin dans de meilleures conditions.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Nous avons divisé le parcours en tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le chemin et l’état des chemins. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-castrojeriz-a-fromista-par-le-camino-frances-33853561

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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