Etape 42: De Logroño à Nájera

Dans les vignes de la Rioja

 

En surface, le vignoble d’Espagne est le plus grand du monde. Le pays produit de nombreux vins de table, mais plusieurs régions émergent, en vins rouges, parmi les meilleurs vins du monde. Ce sont la Rioja, le Ribera del Duero, un peu plus au sud en Castille, le Priorat en Catalogne. Dans le nord, les vins de Galice sont avant tout des vins blancs.

Source : technorest.org

Les vins de la Rioja sont multiples, car ils proviennent de régions distinctes aux climats, aux altitudes et aux sols variés. Dans les régions plus basses, ils sont souvent fruités, à boire jeunes. Quand les vignes sont plus hautes et que les sols sont plus pauvres, les vins sont plus complexes, des vins de garde.

On divise habituellement la Rioja en trois régions.
• La Rioja Alta: région entre 400 et 500 mètres, moins chaude, avec une influence climatique atlantique, impliquant fraîcheur et humidité, ce qui est mieux pour les vins. Le cépage roi est le tempranillo (temprano veut dire “tôt“ en castillan).
• La Roja Alavesa: climat semblable à la Rioja Alta, mais le sol est plus rocheux, donnant des vins aussi fins, mais plus ronds et plus denses qu’en Rioja Alta. Le cépage roi est encore le tempranillo.
• La Rioja Baja: vignoble plus chaud, descendant jusqu’à 300 mètres d’altitude à l’est de la région, avec un climat plutôt méditerranéen, avec un ensoleillement important, voire de la sécheresse. Les vins sont plus charpentés. Le cépage roi est le grenache.

Source : Cellartours.org

Allez, ce n’est pas faire injure à la Rioja Baja, mais les grands crûs, sont surtout dans les deux autres régions, et plus particulièrement dans les vignobles près de l’Ebre. Si les caves très connues Marqués de Riscal et Marqués de Murrieta sont situées non loin de Logroño, d’autres caves très connues, comme les caves Marqués de Cáseres, Muga, Lan, Roda sont en Rioja Alta, et Artadi en Rioja Alavesa. Mais, ce n’est pas si évident que cela. Considérez par exemple un vin parmi les mieux notés, un vin de la cave appelée “Rioja Alta“, simplement. Ce domaine appartient à cinq familles depuis 1890. Ces gens-là ont 470 hectares dans la Rioja Alta, 65 hectares dans la Rioja Alavesa, 63 hectares dans la Rioja Baja, et même des vignes en Galice et dans le Ribeira del Duero. Ils ne vous diront pas facilement où est située la parcelle qui donne le meilleur vin.

On classe les vins, comme en de nombreuses autres régions d’Espagne en “Rioja“ quand le vin passe au plus quelques mois en baril de chêne, en “Rioja Crianza“, quand il est vielli au moins deux ans, dont au moins un an en fût de chêne, en “Rioja Reserva“, avec trois ans de vieillissement, dont un en fût de chêne, enfin en “Rioja Gran Reserva“ avec au moins deux ans en fût de chêne et au moins trois ans en bouteille.

Aujourd’hui, malheureusement les vignes de la Roja Alta, où le chemin passe dans la partie sud du vignoble, il faudra les voir sous la pluie. Aujourd’hui les champs de céréales se font beaucoup plus discrets, et de vigne en vigne, le chemin arrive à Nájera, une ancienne capitale de la Navarre, devenue castillane pendant des siècles, avant de se trouver en Rioja depuis peu.

Les dénivelés aujourd’hui (+375 mètres/-274 mètres) sont faibles pour une étape de plus de 28 kilomètres. Le Camino francés reste un parcours de faible dénivelé, même si aujourd’hui, on ne marche pas vraiment sur le haut plateau, mais plutôt sur des collines. C’et plat jusqu’ au parc de la Grajera, où alors le chemin monte de manière assez soutenue dans les vignes jusqu’à l’autoroute. Par la suite, le parcours est sage pendant longtemps, le plus souvent en très légère montée, avant de grimper un peu plus sous l’Alto de San Antón, après Ventosa. En fait, la difficulté majeure, c’est le mauvais temps qui rend les chemins très boueux. Puissiez-vous profiter des vignes par un jour de beau temps.

Dans cette étape, il n’y a pas mal de route, ce qui n’est pas commun sur le Camino francés, même si la grande partie du trajet se passe encore sur les chemins. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

 

Goudron: 11.9 km

Chemins: 16.6 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis.

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. D’ailleurs le Camino Frances est si bien signalé, qui lest vraiment difficile de se perdre. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-logrono-a-najera-par-le-camino-frances-37876911

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant