Etape 41: De Los Arcos à Logroño

De la Navarre à la Rioja

 

Aujourd’hui, le parcours s’en va vers la Rioja. Ce sont les derniers soubresauts de la Navarre, parfois sur de larges chemins traversant la Meseta, mais aussi dans de petits vallons, là où le chemin se plaît à suivre la route nationale qui mène à Logroño. Pas d’autoroute aujourd’hui, tant pis! Sur le trajet, le chemin croise deux très beaux villages médiévaux, Torres del Rio et Viana. Quand on fait le Camino francés, on comprend quand même mieux pourquoi l’Europe a fait de ce chemin un véritable chemin d’exception. Le patrimoine est vraiment d’une grande richesse dans le pays, unique, d’aspect presque médiéval, alors qu’en fait, les édifices ont été érigés la plupart du temps après le XVIème siècle. Mais le XVIème siècle, c’est assez vieux, non? En fin de parcours, le chemin quitte la Navarre pour la Rioja.

La Rioja n’a pas d’histoire propre. Pendant des siècles, le territoire a été au cœur de conflits incessants entre les royaumes de Navarre et de Castille, et ceci depuis le Xème siècle. Au XIIème siècle, elle est devenue de fait une partie de la Castille. Elle obtint un pseudo statut de province au XIVème siècle, se détachant des grosses provinces castillanes de Soria et de Burgos. I fallut attendre la “transition démocratique espagnole“, de 1975 à 1982, le processus ayant permis, à la mort de Franco, la mise en place d’une vraie démocratie en Espagne. Le statut d’autonomie de la Rioja date de 1982, lorsque la région s’est enfin détachée de la vielle Castille.

Les dénivelés aujourd’hui (+369 mètres/-411 mètres) sont faibles pour une étape de près de 28 kilomètres. Le Camino francés reste un parcours de faible dénivelé, même si on marche sur un haut plateau. Mais, n’en doutez pas, il y a tout de même parfois de jolies bosses. Le passage le plus tortueux est quand le chemin passe du côté de Sansol, puis après lorsqu’il fait des efforts pour éviter la route nationale le long des petites collines. Mais après Viana, c’est la plaine, même si le chemin fait encore un petit détour par les collines avant de gagner la ville.

Dans cette étape, il n’y a pas mal de route, car l’approche de la ville se passe sur la route le goudron. Mais, la grande partie du trajet se passe encore sur les chemins. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

 

Goudron: 7.2 km

Chemins: 20.4 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis.

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. D’ailleurs le Camino Frances est si bien signalé, qui lest vraiment difficile de se perdre. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-los-arcos-a-logrono-par-le-camino-frances-33702244

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant