Etape 41: De Estella à Los Arcos

Dans les derniers soubresauts de la Navarre

 

La Navarre est un pays assez composite, du moins là où passe le chemin. Après avoir sillonné les belles forêts de hêtres et de pins du début du chemin dans des vallons et de hautes collines, le paysage a changé depuis quelques jours. Nous sommes maintenant très éloignés des Pyrénées et la Navarre s’étend dans la Meseta, cet énorme haut plateau qui couvre plus de la moitié de l’Espagne. C’est évidemment moins stimulant pour la grande majorité des pèlerins, qui voient ce changement d’un mauvais œil. L’étape du jour est un peu la petite soeur de la précédente, mais les étapes du chemin ne se ressemblent pas toutes. Cela dépend de la hauteur des collines et de l’étendue des forêts, quand il y en a. Pour le reste, c’est une monotonie qui va devenir habituelle, des champs de céréales sans fin, une absence totale de vie en dehors des villages. Quand on traverse les villages, on a le sentiment qu’ils sont là uniquement pour les pèlerins, les locaux étant on ne sait où, sans doute calfeutrés dans leurs demeures, car durant ce printemps froid et pluvieux, nous n’avons rencontré aucun paysan dans les champs pendant trois semaines!!

Aujourd’hui, on boit gratis aux caves d’Irache. Tous les pèlerins en ont abondamment parlé dans les “albergue” le soir. La vie des pèlerins est souvent faite de petits riens. Puis après une journée dans la Meseta, en arrivant à Los Arcos, il faudra tout de même meubler son temps. Il n’y a rien à faire, sinon siroter un verre sur la place, ou se dépêcher de trouver les petites épiceries du village, pour faire le plein avant les autres. Quand on vous dit que la vie des pèlerins est parfois faite de petit riens.

Les dénivelés du jour (+387 mètres/-366 mètres) sont légers. Il n’y a que deux passages où on vous demandera un léger effort, d’abord au départ la montée progressive vers le monastère d’Irache, puis surtout le passage à Villamayor de Montjardin, ou la pente est sévère, autant en montée qu’en descente. Tout le reste n’est que de la balade sur de larges chemins qui ressemblent souvent à des autoroutes.

Dans cette étape, le trajet est presque intégralement sur les chemins. Les passages sur la route ne sont que dans les villages. En Espagne, en dehors des villages et des villes, les routes goudronnées, pour la grande majorité, comportent des bandes herbeuses ou de terre sur les bas-côtés. Ainsi, le Camino francés est avant tout un vrai chemin, si on le compare aux autres chemins de Compostelle en Europe, où les parcours ne sont qu’à moitié sur les chemins:

 

Goudron: 2.9 km

Chemins: 18.4 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis.

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait “en vrai” le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. D’ailleurs le Camino Frances est si bien signalé, qui lest vraiment difficile de se perdre. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-estella-lizarra-a-los-arcos-par-le-camino-frances-33669770

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant