Etape 29: De Arzacq-Arraziguet à Arthez-de-Béarn par le GR65

On se rapproche des Pyrénées à grands pas

La veille, nous sommes entrés en Béarn à Arzacq-Arraziguet. Le Béarn est la plus grosse province des Pyrénées Atlantiques. Aujourd’hui, nous nous avançons en peu plus dans une région, dont les paysages nous changent un peu de ceux que nous avons traversés ces derniers jours.

Il fut une période bénie où le Béarn n’était qu’un grand labyrinthe bocager, fait de collines boisées et de vallées. Dès que les collines montent à plus de 500 mètres, les Basques parlent de montagnes. La caractéristique géographique du pays est son organisation en vallées creusées par les affluents de l’Adour, de grosses rivières ma foi.

Dans l’étape de la veille, nous avons franchi le Gabas et le Louts. Aujourd’hui, ce sera au tour du Luy de France et du Luy de Béarn. Le Béarn connaît le record de pluviométrie en France. Il pleut plus qu’en Bretagne. Mais oui ! La cause est due à la proximité des Pyrénées qui piègent l’humidité, les nuages et la pluie. On dit ici que s’il pleut d’un côté de Pyrénées, de l’autre côté, il fera beau. Alors changez de côté, ce que ne peut faire le pèlerin.

Dès lors le climat doux et humide donne au Béarn cet aspect d’un vert rutilant de la campagne et des prairies. Mais voilà ! Le paysan doit survivre. Il ne peut vivre que de fromage, de ses moutons et de ses vaches. Alors, il défriche à qui mieux mieux le pays pour planter ce monstrueux maïs hybride qui envahit aussi le pays. Tout paysan a rapidement compris l’avantage de planter des hybrides, car le rendement est double et la résistance aux maladies est nettement améliorée. Comme pour les OGM ! Dès lors, les variétés hybrides, pas que le maïs mais aussi le colza, le tournesol et de nombreux légumes, ont rapidement envahi les champs et nos assiettes. Les agroalimentaires et les semenciers ont pris le pouvoir et l’agriculteur n’a plus que le choix de racheter chaque année sa semence. La biodiversité et la créativité paysanne sont dorénavant à ranger dans les vielles armoires. Pour tout vous dire, en Béarn, même le béret basque disparaît à la vitesse de la lumière.

Le chemin part aujourd’hui plein Ouest vers l’Atlantique. Jusqu’à la fin du chemin, le Chemin de Compostelle traversera les Pyrénées Atlantiques.

C’est une assez longue étape, mais sans grande difficulté, sur de très légers vallonnements, avec des dénivelés relativement peu sévères pour une très longue étape (+467mètres/-471 mètres). Font exception, la montée sur Moundy, sur Fichous-Riumayou et sur la côte de Castillon, où les pentes sont un peu plus sévères, quoique raisonnables (rarement au-dessus de 15%).

 

Voilà encore une journée sur le goudron !:

Goudron: 23.1 km
Chemins: 7.3 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien :

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-arzacq-arraziguet-a-arthez-de-bearn-par-le-gr65-31042634

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant