Section 1: Légères oscillations entre vignes, maïs et sous-bois.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Le GR65 quitte Nogaro en montant sur la petite départementale D143 dans la banlieue, jusqu’à un château d’eau.



Il continue sur la route jusqu’à trouver une petite bifurcation. Ici, un panneau indique le gîte de l’Arbladoise, plus loin sur la départementale. Autrefois, le Chemin de Compostelle historique suivait cet axe. Personne ne sait plus très bien où passaient précisément les chemins au Moyen-âge. Les nouvelles routes, les nouveaux lotissements ont changé tout cela. On a dessiné un itinéraire pour limiter au maximum les passages sur routes. Mais, à l’impossible nul n’est tenu ! Plus de la moitié du Chemin de Compostelle emprunte le goudron ! Certains esprits chagrins ont même proposé de transformer le « Chemin de Compostelle » en « Goudron de Compostelle ».



Alors, ici, le GR65 abandonne momentanément le goudron, pour nous permettre de jeter un coup d’œil plus attentif aux vignes et aux maïs.



Un sentier didactique raconte, mois par mois, la vie de la vigne. Certains marcheurs apprendront peut-être quelque chose de nouveau pour eux. Mais, pas sûr. Ces bouts de chemin didactiques, rares sur le chemin, permettent du moins à certains marcheurs de lever les yeux de leurs semelles, de plus en plus pesantes à mesure que s’alignent les étapes.



Le GR65 part ensuite dans le sous-bois de chênes pendant de longues minutes.



Quand il ressort du bois, c’est pour retrouver les champs de maïs. Nous sommes fin juin, le moment où va démarrer la floraison du maïs que l’on a planté au début de mai. Le maïs est une espèce qui possède fleurs mâles et femelles sur le même pied. Les fleurs mâles sont tout au somment de la plante, constituées d’une panicule ramifiée portant une multitude de fleurs mâles porteuses de pollen. Les fleurs femelles sont situées plus bas, à l’aisselle d’une feuille, et capteront le pollen grâce à de spectaculaires styles, que l’on appelle soies. Les fleurs femelles peuvent être pollinisées par du pollen de la même plante ou de plantes différentes. Comme le pollen est dispersé par le vent, la pollinisation croisée se réalise dans la majorité des cas. De deux à quatre épis peuvent engager un développement mais généralement un seul arrive à maturité. La nature sait limiter les naissances !

Mais enfin, peu importe la nature des enfants fécondés, car ils ne survivront pas. Ils finiront ici dans les silos pours les canards. Et on replantera de nouveaux plants sélectionnés par les firmes agroalimentaires l’année suivante.



 

 

 

 

 

Peu après, le GR65 croise le ruisseau de la Juranne, juste un petit filet d’eau dans les brousailles.

Depuis le ruisseau, un large chemin de terre monte dans les champs de maïs vers le sous-bois. On y voit aussi un peu de blé.



Le chemin est large à souhait, le long des bouquets de chênes, sous la ligne à haute tension.




 

 

 

 

Le GR65 rejoint alors une petite route goudronnée à la hauteur du hameau de Claverie, avec ses quelques maisons éparses dans la verdure au bord de la route.

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