Section 1: Entre cassoulet, pain et vin.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Si vous avez passé la nuit au centre-ville, il faut descendre à la rivière. Le GR65 quitte Condom en traversant la Baïse. Le fleuve est là devant vous, presque majestueux, de toute manière apaisant et beau. Aujourd’hui, la rivière est calme et semble endormie. Mais à quoi rêve le beau moulin assis de l’autre côté de l’eau ? Depuis longtemps, la rivière ne force plus sa meule à écraser les grains de blé. Alors, il sommeille au milieu des arbres et des pelouses du beau parc, et la rivière coule, tranquille, sans bruit, boueuse et sans contrainte.



 

 

 

 

 

Un large chemin de terre battue suit les bords du fleuve, qui s’inclinent doucement jusqu’à la surface de l’eau. Ici, on dépasse ou suit les pèlerins chargés de leurs sacs pesants ou les mamans baladant leurs poussettes, à l’ombre des arbres.

Sur le bord de la rivière, les branches de majestueux saules pleureurs plongent dans l’eau où volètent les canards. De charmantes maisonnettes ont dû pousser ici il y a fort longtemps. Elles forment comme de précieux îlots de pierre, tassées au bas du chemin, comme pour se tenir chaud.



Un peu plus loin, le chemin croise l’église Saint Jacques. La rivière, d’ordinaire paisible, peut se montrer terrible. Une crue détruisit l’église primitive du XIIIème siècle, qui jouxtait un hôpital pour pèlerins. On reconstruisit sur ses fondations une nouvelle église au XVIIIème siècle.

 

 

 

Quelques centaines de mètres plus loin, un escalier descend au bord de la rivière et mène au gîte de Gabarre, une majestueuse bâtisse de pierre nichée dans un grand parc.

Au bout de la promenade le long du fleuve, le GR65 quitte la rivière en traversant la départementale D931 pour s’engager en sous-bois.



Mais rapidement, il retrouve les maisons du faubourg jusqu’au quartier de Teste, où on trouve un gîte donativo, à l’intention des pèlerins. C’est ici que Bernard reçoit des pèlerins dans une initiative tournée vers les autres à la suite d’un drame funeste où son jeune fils Jean perdit la vie dans un accident de la circulation.





Arrive alors la banlieue, une banlieue comme tant d’autres, une de ces banalités courantes de l’urbanisme, avec ses maisons semblables aux autres, et quelques carrés de verdure pour apporter un peu de respiration. Enfin, le GR65 quitte la banlieue pour monter sur l’asphalte d’abord en sous-bois puis dans les tournesols, qui ont poussé maintenant un peu plus (nous sommes fin juin), vers la ferme de Le Gay.



Puis, il redescend d’abord dans les vignes, puis dans les céréales surtout vers le lieu-dit L’Inquiétude. Quel poète a-t-il pu baptiser un lieu ainsi ?



Ici, la route est rectiligne, avec à droite les vignes, à gauche les blés. Ce sont les collines qui vibrent de l’activité des hommes. La route avance à travers de riches cultures, où les tracteurs bourdonnent autour des rares fermes, traînant les machines agricoles au bout des champs de blés ou de haricots qui fuient jusqu’à l’horizon.





La route passe à Rieutort, un grande ferme en fait.



La pente se fait un peu plus soutenue jusqu’à une autre ferme, la ferme de Vignau.


Le lieu-dit port bien son nom. Des rangées de ceps s’offrent au regard sur des collines qui s’étendent sur un mamelon parfois ponctué de quelques chênes solitaires. Cela fleure déjà bon le vieil Armagnac Hors d’Age !



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