Etape 23: De Condom à Montréal-de-Gers par le GR65

Les pèlerins canadiens sont toujours très curieux de s’arrêter ici !

 

 

Nous sommes aujourd’hui entre Ténarèze et Bas Armagnac, et le chemin continue sa course en direction sud-ouest.

 

 

Au premier coup d’œil, les paysages du Gers apparaissent assez homogènes, un pays où petites collines, vallons et coteaux et vallées alternent sans cesse avec des altitudes variant entre 80 et 250 mètres d’altitude. Ici, il n’y a aucune grande rupture, aucun changement brutal dans le paysage. Quel que soit le niveau d’horizon, ce n’est que la répétitivité des collines et des vallons que votre regard contemple. Tout l’espace n’est que campagne. Le Gers est avant tout un pays de paysans, un département profondément rural avec 70% des terres affectés encore à l’agriculture. Le Gers est un département peu peuplé, peu urbanisé, avec une industrie quasi aux oubliettes. Auch, la principale ville ne compte que 23’000 habitants. Les villages sont de taille modeste et l’habitat est très dispersé, composé en majorité de hameaux avec quelques fermes isolées. Dans l’ensemble, les terres restent réputées pour leur fertilité, avec la décomposition du calcaire mêlé à l’argile, donnant de magnifiques terres à blé. La pluviométrie faible ici ne favorise pas la culture des maïs. Pourtant, on y élève tout de même le canard.

Le pays compte peu de massifs boisés. Du bocage de jadis ne subsistent que bosquets et haies éparses. Le bocage et les chemins ont ainsi fondu, et fortement touchée par les remembrements parcellaires, la végétation s’accroche encore parfois sur les espaces délaissés par l’agriculture. C’est alors le royaume des chênes ou de rares landes. On y voit aussi se développer les érables, les ormes, les frênes, le chèvrefeuille ou les alisiers.

L’étape du jour transite du Ténarèze et de ses champs de blé et de tournesol, au Bas Armagnac où les cultures changent. Ici, on cultive le haricot pour le cassoulet, mais aussi et surtout le maïs. N’oublions pas que le Sud-Ouest est le pays du canard et du cassoulet. Il faut beaucoup de maïs pour le gavage. Mais le Bas Armagnac, c’est bien sûr aussi le lieu de l’Armagnac. Les vignes vont donc s’étendre sur une assez grande partie du parcours.

Les dénivelés (+ 246 mètres/-183 mètres) sont doux. Au niveau du parcours, il n’y a aucune difficulté majeure sur de petites montagnes russes très légères. Les courageux ne s’arrêtent pas à Montréal-de-Gers, et poussent le bouchon jusqu’à Eauze. Mais alors, c’est 34 kilomètres de marche. Alors, faisons halte, comme les canadiens rencontrés sur le chemin le font, à Montréal-de- Gers, après 17 kilomètres de marche depuis Condom. Et, puisque l’étape est courte, profitons de faire un petit saut à la forteresse de Larressingle, une grande merveille à deux pas du GR65. Bien évidemment, on signale le détour, car le GR65 n’y va pas. Pourquoi ?

Dans cette étape, le goudron est à l’honneur:

Goudron: 12.6 km
Chemins: 4.4 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien :

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/condom-occitanie-france-30733510

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant