Section 1: Sous la pluie, dans les blés et les champs.

Aperçu général des difficultés du parcours: sans aucune difficulté, si ce n’est pour passer la petite bosse de Rambuc. La descente vers le ruisseau du Mourelet est large et aisée.

Quand le pèlerin chemine d’une traite sur le Chemin de Compostelle du Puy-en-Velay jusqu’à St Jacques, il ne peut être que sujet aux variations du temps. Il n’a aucun choix. Ayant fait plusieurs fois le chemin, l’auteur de ces lignes a pu aussi faire des étapes plus courtes en choisissant des périodes de météo plus favorables. Dès lors, les étapes ne se succèdent pas forcément dans la chronologie, avec parfois des décalages. Vous aurez ainsi des images de céréales du début de mai à la mi-septembre. Mais même lorsqu’on se fie aux prévisions météorologiques, il arrive des surprises. Ici, l’auteur de ces lignes a rencontré deux fois le mauvais temps!

Le GR65 quitte la Romieu et ses chats, hélas aujourd’hui sous la pluie. Cela vous permettra de flouter le paysage, de relativiser un peu plus la réalité du Chemin!



Le chemin progresse un instant en pente très légère sur le bord de la départementale D41, à la limite des champs et des sous-bois.



Nous sommes maintenant en juin, et les champs de blé, que nous avons connus verts en mai, se détachent maintenant en jaune et or, couleurs de lumière qui ressortent même sous le crachin. Les champs de blé sont immenses, et les pèlerins progressent recroquevillés sous leur pèlerine, les épaules tassées, le capuchon rabattu sur leur tête. On dirait des ombres chinoises qui disparaissent, puis réapparaissent sur la ligne d’horizon.



Le GR65 continue sur le goudron à travers champs jusqu’à trouver une bâtisse, le Château Maridac.



Ce n’est pas Fontainebleau! Ce n’est en fait qu’une grande ferme, mais une grande et belle ferme. Dans le Gers, les maisons de pierre sont en majorité faite de moellons de calcaire, souvent dissimulés sous les enduits à la chaux qui ne laissent paraître que les belles pierres de taille des encadrements. Ici, rien de cela. Les pierres éclatent partout de leur belle nudité. La ferme est comme une grosse masse carrée sous sa toiture enveloppante. Une grande tour carrée à l’extérieur du corps des bâtiments est peut-être un ancien pigeonnier.



Après le château, le chemin repart dans les champs, puis peu de temps en sous-bois. Il rejoint une route goudronnée qui descend à travers les blés et les tournesols. Ici, quelques vaches Aquitaine ne semblent nullement importunées par la pluie. Sur le chemin, les pèlerins avancent comme des zombies, se parlant à peine, les mâchoires serrées comme pour économiser la vie.



Au fond du vallon, la route remonte assez sèchement vers le hameau de Rambouc, là où le GR65 rejoint la départementale D41.



Un chemin de terre descend alors à travers champs au fond du vallon.  De l’autre côté du vallon pointe Castelnau-sur-L’Auvignon sur la colline.

Sur le chemin, un gîte est disponible.



Cliquez ici pour continuer l’étape sur le tronçon suivant. Avant

 

ou encore revenir sur  la page initiale de la présentation de l’étapeRetour