Etape 22: De La Romieu à Condom par le GR65

En garde, Messieurs!

 

Le chemin nous conduit aujourd’hui en Ténarèze, plus particulièrement dans le Condomois, un pays peu boisé qui passe sans transition de son voisin le Lectourois. Le chemin part en direction du sud-ouest, direction les Pyrénées.

Nous quittons la Lomagne pour la Ténarèze, une terre de passage qui a emprunté son nom à une des anciennes voies mythiques de la Gascogne. C’était le Chemin de César, dit aussi Ténarèze, une voie sans pont des Pyrénées à Bordeaux, entre les bassins de la Garonne et de l’Adour.

 

 

 

C’est un paysage de petits plateaux, d’altitude moyenne et une vallée ample, ondulée autour de la rivière Baïse. Plus on va à l’Ouest, plus les vignes se développent en direction du Bas Armagnac. La Ténarèze compte 38% de la surface de vignes et des vergers du Gers. C’est le second terroir de production d’armagnac. Flocs et vins de pays n’ont pas une grande réputation.  L’élevage bovin, autrefois fort répandu, est devenu très discret, pour ne pas dire absent. Mais, c’est encore, comme en Lomage voisine, une mosaïque de parcelles plus ou moins vastes, où s’épanouissent les céréales, le tournesol, les vergers et les cultures maraîchères. On y fait pousser aussi l’ail et le melon. Les meilleures terres sont dévolues au blé et au froment, les terres plus ingrates plutôt réservées à la vigne. Sur les terres les plus incultes, le plus souvent au bas des ruisseaux, se développent aussi quelques garigues. En Ténarèze, le relief est moins élevé qu’en Lomagne. Les bosquets s’éclaircissent encore pour céder leur place pour à des paysages dénudés couverts de grandes cultures.

La Ténarèze est un peu la clef de voûte de l’éventail gascon. Un éventail, vous avez dit ? Il n’est qu’à situer les rivières qui traversent le Gers pour le comprendre. La plupart de rivières qui naissent dans l’arrière-pays ou plus loin dans les Hautes Pyrénées traversent le Gers, pour rejoindre la Garonne plus au nord ou l’Adour à l’ouest. Nous avons déjà franchi l’Arrats près de Miradoux et le Gers près de Lectoure. Aujourd’hui, nous gagnons le bassin de la Baïse.

Les dénivelés sont très faibles (+207 mètres/-306 mètres) aujourd’hui. L’étape est courte, très courte. Mais, il en est souvent ainsi dans cette région, où les logements sont rares en dehors des bourgades principales. Du reste, Condom mérite qu’on s’y arrête. Le parcours se déroule sans grande difficulté majeure. Ce ne sont que de petites montagnes russes, d’une colline à l’autre, d’un petit vallon à l’autre, où les pentes ne dépassent que très rarement 10%, si ce n’est autour de Castelnau-sur-Auvignon. Le trajet coupe un moment le très beau lac de Bousquètara.

Dans cette étape, vous marcherez nettement plus sur les chemins que sur le goudron:

Goudron: 3.8 km
Chemins: 11.7 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-la-romieu-a-condom-par-le-gr65-30707857

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant