Etape 21: De Lectoure à La Romieu par le GR65

Dans la sérénité de l’abbatiale de La Romieu

Vous aimez le canard ou l’oie. Vous savez donc à peu près situer le Gers. Vous êtes une fine lame, un émule de d’Artagnan ou des Mousquetaires. Vous vous souvenez aussi que ces gars étaient des gascons. Alors, la Gascogne, un département ou une autre affaire ? Aujourd’hui, la Gascogne n’est plus une région administrative, mais une aire cultuelle et linguistique.  C’est une ancienne province à cheval sur les départements du Gers, des Landes, et des Hautes Pyrénées, s’tendant même en partie vers la Gironde. C’est surtout son identité culturelle qui la caractérise, en particulier son langage, le gascon, un des dialectes de l’occitan.  Le Gers est un de bastions de la Gascogne. Dans l’imaginaire d’Alexandre Dumas, c’est d’ci que les célèbres mousquetaires sont montés à Paris. Une statue récente les montre en action près de la cathédrale de Condom.

Nous traversons aujourd’hui la Lomagne, à cheval sur le Gers et le Tarn-et-Garonne, à l’extrémité nord-est de la Gascogne. Nous sommes plus particulièrement dans le Lectourois, groupé autour de Lectoure, la capitale historique et culturelle de la Lomagne. C’est une terre ronde, riche et calcaire, avec de larges vallées et des collines, un paysage ouvert dominé par l’uniformité de grandes étendues terreuses, avec peu de bosquets, où l’agriculture intensive tourne à plein régime.  Les vaches ont presque disparu d’ici, et les petites parcelles cultivées deviennent de plus en plus rares.

Le chemin file plein ouest.

Le Gers est une très grande campagne. Le département comprend moins de 200’000 habitants. Si le Gers, à première vue, peut paraître assez uniforme, il comprend en fait plusieurs régions qui se distinguent surtout par les cultures que l’on développe.

Au nord, les céréales et les oléagineux dominent. Au sud, les vignes et le maïs prennent la relève.  On y trouve surtout des céréales, des blés en particulier (45%). Les oléagineux couvrent 25% des territoires agricoles. Le Gers est le premier producteur de tournesol et de soja en France. Les vignes, dont le célèbre Armagnac, ne représentent que 5% de terres exploitées. Les prairies sont discrètes et l’élevage des bovins et ovins est assez restreint ici. Par contre, on élève 5 millions de canards gras (peu d’oies), le deuxième département en France après les Landes dans ce type particulier d’exploitation.

Le tronçon entre Lectoure et Condom est classé au patrimoine mondial de l’humanité tout comme la collégiale Saint-Pierre de La Romieu, un des fleurons du patrimoine. Le nom de La Romieu vient de « roumieu » qui désigne un pèlerin à Rome, et par extension tous les pèlerins. L’ensemble collégial St Pierre est un site incontournable, à la fois pour son église à nef unique, son cloître, ses deux tours dont l’une renferme un passage secret avec escalier à double révolution. Le village médiéval, construit en grande partie sur les reliques de l’abbaye est magnifique. Vous y rencontrerez aussi les fameux chats d’Angéline et de sa légende.

Mais voilà ! De nombreux pèlerins sautent l’étape de La Romieu pour aller directement à Condom, car l’étape de Lectoure à La Romieu et celle de La Romieu à Condom sont courtes. Ils gagnent un jour, mais passent à côté d’une grande merveille.

Au niveau des difficultés du parcours, c’est une journée tranquille, pour ainsi dire sans difficulté, avec des dénivelés faibles (+280 mètres/-279 mètres), presque une promenade sur des montagnes russes très légères. Il y a peu de choses à signaler, si ce ne sont la descente depuis Lectoure et quelques passages de ruisseaux un peu plus pentus.

Aujourd’hui, les parcours sur route goudronnée sont plus nombreux que les parcours sur les chemins, comme il est souvent la règle sur le Chemin de Compostelle :

Goudron: 12.5 km
Chemins: 6.6 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-lecture-a-la-romieu-par-le-gr65-30660223

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant