Etape 20: De Auvillar à Lectoure par le GR65

Une longue journée en Brulhois et en Lomagne

 

 Aujourd’hui, nous traversons une partie du Brulhois, sa campagne et ses bois du côté de St Antoine, avant de nous enfoncer plus avant en Lomagne gersoise, le territoire le plus au Nord du Gers.

Le Brulhois, qui signifierait en ancien occitan « taillis, bouquet d’arbres, bois » se partage en 3 départements : le Lot-et-Garonne, au sud d’Agen, le nord du Gers, et la partie la plus occidentale du Tarn-et-Garonne.  Autrefois, le pays du Brulhois était une contrée boisée. Les sables et les graviers qui se sont accumulées en terrasses le long de la Garonne donnaient de mauvaises terresfavorables aux bois. Jadis, les bois formaient une bordure presque continue. Mais qui dit mauvaise terre, dit aussi terre de vigne. Au XIXe siècle, ces pays de grave ont été progressivement transformés en terre de vigne. Les vins du Brulhois possèdent aujourd’hui une appellation contrôlée.


Nous n’irons pas aujourd’hui dans les vignes qui se trouvent près de la Garonne. Nous nous contenterons de frôler le Brulhois, sa campagne et ses bois du côté de St Antoine, avant de nous enfoncer plus avant en Lomagne gersoise, le territoire le plus au Nord du Gers.

La Lomagne est un paysage de grandes cultures, le règne du blé et du tournesol. Le maïs est globalement peu cultivé du fait des conditions agro-climatiques locales, notamment d’une pluviométrie relativement faible. On y trouve aussi des vergers, un peu de vigne, et des cultures plus spécifiques, comme celles de l’ail ou du melon. Anciennes terres d’élevage bovin, les pâturages se réfugient aujourd’hui sur quelques coteaux ou dans de rares fonds de vallée. Les prairiesn’occupent plus que 8% de la surface agricole contre 35% il y a 30 ans. De ce fait L’élevage est marginal. La Lomagne gersoise se caractérise par de larges vallées qui ont creusé un vaste socle calcaire, avec aussi d’amples coteaux surmontés de crêtes et petits plateaux. Le paysage ressemble souvent à de grandes étendues dénudées, avec ci et là quelques affleurements calcaires blancs et quelques bosquets épars, où le chêne domine encore, que l’on appelle ici « canteros ». Les terres de Lomagne sont très fertiles, le calcaire ayant enrichi les argiles, donnant de formidables terres à blé.

Les anciennes constructions sont faites souvent de moellons, la plupart du temps dissimulées sous la chaux qui ne laissent paraître que les belles pierres de taille des encadrements de portes et de fenêtre. Les bastides, comme Lectoure, Flammarens, Miradoux  ou Auvillar, semblent figées dans le temps.  D’allure fortement médiévale, elles sont perchées sur des promontoires stratégiques. Tours, remparts, fossés, chemins de ronde, tout y est. Mais ces bourgs et ses villages ont nettement souffert de l’exode rural et sont aujourd’hui grandement désertés. Souvent, le tissu urbain s’est dégradé, de nombreuses maisons restent vacantes ou en ruine.

Groupé autour de Lectoure, capitale historique et culturelle de la Lomagne, le Lectourois est à lui seul un concentré des paysages lomagnols.

Les dénivelés du jour (+574 mètres/-544 mètres) ont très raisonnables pour une si longue étape. A Lectoure, on prétend cependant que les pèlerins arrivent ici sur les genoux, étant donné la longueur de l’étape et la dernière montée vers le bourg.  L’étape du jour ne propose aucune grande difficulté de parcours. On ne dépassera guère les 200 mètres d’altitude, et seules quelques petites montées ou descentes au départ d’Auvillar, puis du côté de Flammarens et Miradoux, parfois à plus de 15% de pente, prévoient un peu de sueur. On traverse une grande campagne parsemée ci et là de petits bosquets.


Les parcours sur route goudronnée sont assez conséquents, d’autant plus que dans la région, de nombreux chemins ne sont en fait que des bandes d’herbe fauchées à côté du goudron, des deux côtés de la route:  

Goudron: 17.7 km

Chemins: 14.7 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés.  Il existe sur Internet une demi-douzaine de sites qui permettent d’estimer des dénivelés à partir de cartes. Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, mais jambes me disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la simple mathématique pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-auvillar-a-lectoure-par-le-gr65-30586915

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant