Section 1: Jusqu’au bout du causse de Quercy.

Aperçu général des difficultés du parcours: quelques pentes assez prononcées pour monter à la chapelle St Jean, puis parcours sans aucune difficulté.

 

 

 

 

Aujourd’hui, le GR65 part de Lascabannes à plat sur le goudron.

A la sortie de Lascabannnes, la route croise le Domaine de St Géry, une auguste demeure de charme où se réfugient, à grande distance des paparazzi, les gens fortunés et les têtes couronnées. De loin, cela ressemble à un village, avec maison seigneuriale, grange et pigeonnier au-dessus d’un bijou de petit lac. De près, aucun pèlerin n’ose s’y approcher avec ses godillots embourbés. De fait, les pèlerins ne doivent pas souvent s’arrêter ici. Ils préfèreront peut-être, par plaisir ou à contrecœur, les yourtes de Sabatier, presque en face.



Depuis Sabatier, une large route de terre se met à monter vers la forêt. Puis, la pente devient moins sévère sur un chemin de terre caillouteux qui monte sur la crête dans un bosquet où dominent les résineux. Il faut dire que ceux-là, on les avait presque oubliés, l’oeil toujours rivé sur les chênes.



Le chemin se rétrécit dans la forêt. Une belle caselle surgit au bord du chemin, entre deux murets de pierre sèche. Tiens ! Celles-là aussi, on les avait perdues de vue depuis belle lurette.



Le GR65 sort alors du bois pour retrouver de guerre lasse l’ingrat goudron. Chemin faisant, une direction est indiquée pour Le Clos de Gamel, un logement en dehors du chemin. Il faut dire ici que souvent les pèlerins hésitent à faire des détours de plus de 800 mètres hors du chemin. Ils ne le font que s’ils n’ont pas trouvé de logement ailleurs. Miam Miam Dodo répertorie tous ces logements en dehors du chemin.



La route continue entre sous-bois et campagne jusqu’à rejoindre la chapelle de St Jean Le Froid, restaurée récemment. Pendant des siècles, les gens sont venus ici pour se frictionner ou boire l’eau d’une source proche. Les rhumatismes, disait-on, disparaissaient comme par enchantement. Peut-être que les pèlerins y trempent aussi leurs pieds pour soulager leurs cors aux pieds !



Dès que l’on quitte la chapelle, le paysage change, se métamorphose de manière spectaculaire. On laisse derrière soi les relents de causse, les bosquets de chênes pour les cultures sans fin du Quercy Blanc, au bout du département du Lot. Les horizons sont nettement moins découpés et le regard porte très loin, donnant la sensation d’un inatteignable infini. Le Chemin de Compostelle quitte définitivement les contreforts montagneux du Massif Central pour les collines, et ceci jusqu’à retrouver les Pyrénées, au bout du voyage.



Une large route de terre file tout droit dans les cultures. Chemin faisant, on retrouve une bifurcation pour des logements hors du chemin, au Clos de Gamel, et à Escayrac chez les soeurs.



Ici, les parcelles agricoles s’étendent à perte de vue, simplement ponctuées de bosquets, d’alignements d’arbres et ou parfois d’une ferme isolée, qui donnent un paysage moins morcelé, presque linéaire. L’horizon est sans fin, donnant surtout sur des champs de blé, ou des champs en jachère ou en attente d’autres cultures. Parfois, le chemin repart au milieu de la steppe, où on a le sentiment de marcher sur le sable, tant la terre est blanche. Ne traverse-t-on pas le Quercy Blanc, non ?



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