Etape 17: De Lascabannes à Lauzerte par le GR65

D’une cité à l’autre, perchées sur les collines

La journée se passe encore dans le Quercy Blanc, ce vaste plateau, avec parfois des collines, ayant pour assise de larges bancs de calcaires et de marnes. Les sols, souvent faits de calcaires tendres, d’argile ou de sable, vont du blanc le plus soutenu au brun clair. La lumière flatte souvent les moellons calcaires blancs de maisons assez cossues. La végétation devient déjà presque méditerranéenne. Les petits chênes dominent encore le paysage, mais on voit aussi des érables, des chataignierss, des buis touffus, et des herbes folles. Si, de Cahors à Lascabannes, les terres gagnées sur les sous-bois, étaient avant tout des prés, ici les espaces dévoués aux cultures surpassent les surfaces fourragères. La forêt disparaît grandement.

Aujourd’hui, le chemin se balade entre les départements du Lot et du Tarn-et-Garonne. Le chemin file direction sud-ouest. Quelques petits vallons taillent un paysage assez horizontal. On se rapproche peu à peu des vastes champs de blé et de tournesol du département du Tarn-et-Garonne, que nous rejoignons en fin d’étape.

La succession des plateaux et des vallées fait toute la richesse du paysage. Les coteaux présentent des courbes douces, mises en valeur par les sillons des labours. Dans les vallées humides, de nombreux peupliers, aulnes et platanes rivalisent avec les haies, les bouquets d’arbres autour des fermes, et les très nombreux bosquets de chênes. L’architecture des maisons et des fermes qui forment l’héritage rural du Quercy Blanc est caractérisée par des toits à faible pente couverts en tuiles canal, faites de moellons blancs équarris. Le paysage médiéval trouve confirmation dans la traversée des bourgs, avec leurs ruelles étroites, leurs petites bastides, leurs fenêtres ogivales. Ici, la blancheur du calcaire éclate encore, nuancée parfois de jaune, de rose, voire de bleu. De nombreux pigeonniers sont encore visibles.

Les pâturages apportent au paysage une note méditerranéenne et sauvage, implantés sur de petites collines hérissées de petits chênes dont la silhouette rabougrie se découpe sur fond de ciel, piquetée de genévriers et de genêts, qui au printemps ondulent sous le vent. Les paysages cumulent des horizons dégagés sur les plateaux, des passages ombragés dans les sous-bois, et de belles perspectives sur les vallons et les combes. En fait, les paysages des plateaux forment une sorte de toile de fond dans laquelle viennent s’inscrire les motifs des vallées.

Le pays hésite entre une tradition de polyculture et d’élevage. La diversité et la richesse des sols favorisent une polyculture qui se décline en céréales et fourrage. Mais on voit aussi se développer les vergers où abondent les prunes. Agen n’est pas si éloignée que cela. Ailleurs, vignes, tunnels à melon, tabac complètent la panoplie agricole.

Les dénivelés du jour sont assez raisonnables (+429 mètres/-421 mètres). Au niveau des difficultés du parcours, c’est une journée tranquille. Il n’y a guère à signaler qu’une montée raide au débute de l’étape, puis une montée sévère et une descente rude près de Montlauzun, auxquelles il faut ajouter la montée pentue sur la colline de Lauzerte en fin de journée.

Les parcours sur chemins sont plus nombreux que les trajets sur route:

Goudron: 9.8 km
Chemins: 13.5 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-lascabannes-a-lauzerte-par-le-gr65-30357476

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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