Section 1: Une montée sévère au-dessus de Cahors à la Croix de Magne.

Aperçu général des difficultés du parcours: une sévère montée à la Croix de Magne après avoir traversé le Lot sur le Pont Valentré.

 

Du centre-ville, le GR65 arrive à cette merveille qu’est le Pont Valentré. « Il y a deux choses dans un édifice: son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde » (Victor Hugo, 1825). Certains vont même jusqu’à prétendre que les pontsont été construits pour permettre aux pèlerins de franchir les cours d’eau.

À l’extrémité du pont Valentré, le GR65 grimpe en vingt minutes au sommet d’une des collines abruptes qui entourent la ville. Pour un hors d’œuvre, c’est plutôt sec, sur de gros escaliers de béton,  scellés au milieu des rochers.

 

 

 

En montant, on voit progressivement disparaître le majestueux Pont de Valentré, qui illustre bien la puissance que devait posséder la ville au Moyen Âge, avec ses sept arches, ses trois tours pointues, ses parapets crénelés. En montant, l’œil se perd sur les nombreux ponts qui passent à mi-hauteur pour éviter Cahors encaissé dans une boucle du Lot.

Puis, la pente devient moins sévère sur un chemin de terre caillouteux qui monte sur la crête dans un bosquet où dominent les pins.

Au sommet de la crête, le paysage s’ouvre sur une plus vaste lande dans une végétation moins abondante. D’abord un champ de galets, puis la terre ici est presque du sable.

Le GR65 arrive alors au sommet de la crête, à 150 mètres de la croix de Magne.



Le détour par la croix de Magne mérite le détour, ce que ne font pas toujours les pèlerins, hantés par l’idée de ne pas respecter leur horaire de marche. La vue sur Cahors, prise dans la boucle bleue du Lot, y est magnifique. Le Pont de Valentré n’est plus qu’un nain jeté sur le fleuve, les coupoles de la cathédrale de petits bols pris dans les toits de la ville.



Hélas, sur le Chemin de Compostelle, le beau cède souvent rapidement sa place au banal. De petites routes goudronnées le long de petites villas sans grand caractère descendent en se tortillant de la Croix de Magne.

Puis, on traverse une série de petites routes dans la campagne…



…  avant de descendre résolument, toujours sur le goudron, de l’autre côté de la crête, longeant la départementale D820, où la circulation est assez importante. Quand on arrive à Cahors par la route, on comprend vite que Cahors est au fond d’un vallon et qu’il faut y descendre.



Au bas de la descente, le GR65 traverse la départementale sous un tunnel. Nous sommes à Sous Arbouis, en dehors de la ville.

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