Etape 16: De Cahors à Lascabannes par le GR65

Une première journée vers le Quercy Blanc

Le Quercy Blanc est une sorte de plateau de basse altitude, creusé de petites vallées où coulent de petites rivières, guère plus larges que de gros ruisseaux, à la frontière du Lot et du Tarn et Garonne. La terre y est principalement calcaire, de couleur tirant sur le blanc, d’où son nom.  Au départ de Cahors, c’est avant tout encore un pays de causse, où abondent les sous-bois et des embryons de cultures. Plus loin, on en aura terminé avec les causses et on pénétrera progressivement dans un pays de cultures agricoles.

Aujourd’hui, nous sommes encore dans le département du Lot. Le chemin file direction sud.  Attention ici ! C’est une étape où les logements ne sont pas en nombre. Réservez à l’avance.

 

 

 

A partir de Cahors, le chemin de Compostelle va laisser peu à peu derrière lui les contreforts du causse du Quercy pour le Quercy Blanc. Le Quercy Blanc est localisé sur la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Lot et de la Garonne. Au contact des causses, le Quercy blanc se reconnaît surtout à la blancheur du sol et des murs de ses maisons, d’où son nom. Le Quercy Blanc s’étend entre les départements du Lot et du Tarn-et-Garonne.

Les paysages du Quercy Blanc sont structurés par la superposition de diverses couches de calcaires et de marnes, sur un plateau entrecoupé d’éperons et d’amples vallons, où la terre alluvionnaire est riche. C’est à cause de la présence de calcaires blancs comme craie que ce paysage a pris le nom de Quercy Blanc. Mais parfois, la géologie a aussi façonné des argiles rouges riches en fer.

Un large réseau de petits ruisseaux parallèles, avec de nombreuses ramifications, irrigue l’ensemble du Quercy Blanc. L’aspect physique du pays rappelle celui des plateaux caussenards, mais les paysages sont plus ouverts et le bâti plus présent Aujourd’hui, les espaces naturels se présentent encore surtout sous la forme de prairies de fauche, de grands sous-bois couverts de chênes pubescents qui couronnent les plateaux. Le sentiment est que l’on n’a pas encore vraiment quitté les causses, et que l’élevage domine encore l’agriculture, du moins dans la première partie du voyage. Vous constaterez demain qu’en descendant demain en aval les proportions s’inversent entre les coteaux agricoles et les collines boisées.

Aujourd’hui, les dénivelés sont fort raisonnables (+453 mètres/-401 mètres). Certes, le parcours débute par une montée exigeante au-dessus de Cahors vers la Croix de Magne. Puis, la pente se calme et la suite de la journée n’est qu’une succession de montagnes russes que l’on traverse sans problème, avec toutefois une montée un peu plus marquée vers Labastide-Marnhac. C’est une étape facile, ce qui n’est pas toujours le cas sur le Chemin de Compostelle.

C’est une étape où les chemins de terre et d’herbe prennent l’ascendant sur le goudron, ce qui mérite aussi d’être signalé:

Goudron: 7.7 km
Chemins: 15.8 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-cahors-a-lascabannes-par-le-gr65-30317756

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant