Section 1: Depuis Vaylats, on rejoint le GR65 dans la forêt.

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Que l’on vienne de Bach ou de Vaylats, on se retrouve rapidement en forêt sur le GR65 appelé ici Cami Ferrat, sur un large chemin de terre peu caillouteux.

Le chemin monte un peu au début, puis redescend vers le ruisseau des Valses. Par temps sec, vous ne verrez jamais ici la moindre goutte d’eau. Il n’y a pas plus d’eau dans le ruisseau de Coubot, un peu plus loin. Deux ânes se mettent à braire dans la forêt, près d’une caselle.

Ce qui marque les causses, ce sont les pierres au bord des chemins, parfois grises, parfois jaunes et ocre, sur lesquelles joue une lumière si particulière, dans un pays où alternent les chemins creux et des landes arides où règnent les genévriers, les buis et les petits chênes verts.  Les chênes se blottissent les uns contre les autres, se baissent jusqu’à terre, font comme des haies d’honneur au marcheur qui passe. Les chênes se développent et étouffent les autres arbres et les arbustes de petite taille en les privant de lumière. Ici, vous ne verrez que rarement des pins, qui ont besoin de lumière pour se développer. Parfois quelques rares genêts frémissent.

Ici, on ne rencontre personne, si ce ne sont les pèlerins chargés de leurs lourds sacs. Parfois, la forêt de chênes s’ouvre un peu pour laisser apparaître quelques rares signes de présence humaine. Pour apercevoir des cultures, il faut écarquiller les yeux.

Dans ces entonnoirs de verdure, la forêt peut parfois laisser place à une sorte de maquis, ou alors à des plantations de chênes truffiers, dont on peut deviner la présence potentielle de champignons à la trace ronde de terre qui se dessine autour des arbres.

On sait que les truffes poussent dans les sols pauvres, dans des terrains calcaires et filtrants. Il faut un sol dans laquelle la matière organique se décompose vite. Le mycélium de la truffe vit en association avec les racines des arbres truffiers, des chênes pubescents ou des noisetiers. Mais attention ! Tous ces arbres ne sont pas truffiers !

Ne croyez pas que toutes les truffes viennent naturellement. Les truffières, c’est un vrai travail. On débroussaille, laboure le terrain favorable à la truffe. Pendant l’hiver, on plante alors de jeunes chênes porteurs du mycélium de la truffe. Il faut attendre 3 à 6 ans d’entretien de ces arbres pour espérer voir apparaître le « brûlé », cette zone sans herbe autour de l’arbre, synonyme de grands espoirs.

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