Etape 15: De Vaylats à Cahors par le GR65

La splendeur du Cami Ferrat

 

L’ensemble du réseau constituant les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France est reconnu par le patrimoine mondial. La décision d’inscription des chemins de Compostelle en France sur la liste du patrimoine date de 1998. Par cette inscription, l’Unesco aime à attirer l’attention sur la valeur universelle exceptionnelle de ce patrimoine. Pour ce faire, des monuments ou des sections de sentier ont été sélectionnés.

Le chemin se rapproche de Cahors, la plus grande ville sur la Via Podiensis, avec ses 22’000 habitants. Le trajet de Bach à Cahors, les 26 km du « Cami Ferrat » sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il en est de même de la cathédrale St Etienne et du Pont Valentré à Cahors.

Le chemin remonte vers le Nord et la plaine du Lot.

Le chemin traverse une zone où il n’y a pour ainsi dire aucun village. L’autoroute A20, l’occitane, de Limoges vers Toulouse, passe par ici. Nous sommes toujours dans le Département du Lot. A Cahors, nous serons à mi-chemin entre le Puy-en-Velay et St Jean-Pied-de Port. Que l’on vienne de Bach ou de Vaylats, on se retrouve rapidement en forêt sur le GR65 appelé ici Cami Ferrat. Cette voie évite les lieux d’implantation humaine, ce qui ajoute au mystère de cette partie doucement vallonnée du causse.

Chez les Romains, le chemin c’était la Via, une voie solide, fiable, le plus souvent droite, pour le passage des charrettes, des soldats et des chevaux. Ces voies étaient souvent « ferrées » (lou cami ferrât, en occitan, dur comme le fer), autrement dit renforcées d’un revêtement tassé et damé, empierrées le plus souvent. Quand on parle de voies romaines, le mot qui revient le plus souvent est « c’est tout droit ». Quand Jules César envahit la Gaule, il fit établir ces routes pour faire circuler ses troupes avec rapidité sur tout le territoire. A l’époque médiévale, le Cami Ferrat d’ici est une importante route de pèlerinage qui relie Rocamadour au Sud de la France, et au-delà, Rome et la Terre Sainte.

Le Cami Ferrat est avant tout un large chemin de terre peu caillouteux, mais il change parfois de structure sur le trajet, surtout quand les chênes se font un peu plus denses qu’en lisière de forêt et que les pierres prennent le dessus sur la terre.

Les dénivelés (+314 mètres/-470 mètres) sont faibles. Le profil de l’étape est aujourd’hui à l’avantage du marcheur. Il n’y a pas de grandes bosses, si ce n’est une à mi-parcours. Autrement, le chemin ondule doucement. Seule une descente sévère et impressionnante sur Cahors marque la fin de l’étape.

 

Etape remarquable pour le pèlerin ! Le Cami Ferrat, c’est avant tout de larges chemins. Peu de goudron. Le rêve, non ?:

Goudron: 3.1 km
Chemins: 20.9 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-outdoor/de-vaylats-a-cahors-par-le-gr65-30297634

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant