Etape 12: De Figeac à Cajarc par le GR65

Entre Lot et Célé, sur les chemins célébrés par l’UNESCO

 

-Eh bien, bonjour, le Schmilblick est aujourd’hui à Cajarc. Je rappelle brièvement que le Schmilblick est rond, qu’il contient du jaune, qu’il tient dans la main, qu’on peut le faire cuire de différentes façons et qu’un navigateur le faisait tenir debout. A vous Cajarc, à vous Simone ! Premier candidat, Monsieur Moulinot, marchand d’articles de pêche sur la place du Marché à Cajarc:

– Oui, alors est-ce que le Schmilblick est-t-il vert ?

– Non, Monsieur. A quoi pensiez-vous ?

– A un ver de terre de chez Moulinot !

Le grand humoriste Coluche a immortalisé Cajarc, où il venait souvent passer ses vacances. Les Moulinot sont encore légion ici. Le village se rappelle aussi du célèbre Papi Mougeot du sketch, qui ne posait des questions que pour faire avancer les gains du Schmilblick.

Nous sommes dans des causses, une terre aride sur les plateaux, et plus verte dans les canyons. Les causses les plus importants dans la région sont le causse de Gramat, près de Rocamadour, et le causse de Limogne, sur lequel se déroule une bonne partie de l’étape. Ces deux causses appartiennent au Parc régional des Causses du Quercy.

Nous sommes dans le département du Lot et le chemin part en direction sud-ouest.

Les géologues attribuent à cette région le dénominatif de relief karstique. Un karst, c’est en fait un massif calcaire le plus souvent, fracturé, fissuré, dans lequel l’eau circule en dessous. Disons quelques mots sur le karst. Ce mot, qui peut apparaître barbare, provient d’une région de Slovénie connue pour la diversité de ces formations géologiques calcaires. En France, on appelle karst un causse. Dans les reliefs karstiques, l’eau, plutôt de couler en surface comme dans de nombreuses régions, s’infiltre dans le sous-sol. L’eau va ronger progressivement les roches. Il en résulte un réseau complexe de cavités, de grottes et de rivières souterraines. Le gouffre de Padirac, près de Rocamadour, en est l’exemple le plus célèbre. Le chemin de Figeac à Cajarc ne nous permettra pas, hélas, de contempler ces merveilleuses grottes offertes par la nature. Il faudra se contenter de cheminer sur des hauts plateaux arides, avec parfois de très légers canyons.

Lorsque, peu après Figeac, le pèlerin arrive à Béduer, il a devant lui un choix difficile, soit continuer sur le GR65, le chemin du pèlerinage, soit emprunter le GR651, la variante de la vallée du Célé. Aujourd’hui, nous suivrons le GR65. Jusqu’à Béduer, le GR65 et le GR651 se confondent. La variante par la vallée du Célé sera traitée dans un autre chapitre.

Le chemin est entre le Célé et le Lot, sur le causse de Limogne. Nous entrons jusqu’à Cahors dans une immense forêt de chênes. Ici, ce ne sont pas les élégants chênes lièges. Ce sont des chênes communs, le plus souvent rabougris et maigres, que l’on baptise aussi chênes pubescents. Mais leur ombre est généreuse pour le pèlerin qui chemine. Parfois, l’agriculture et l’élevage s’expriment sur le haut du causse, lorsque la forêt se fait moins pressante.

Les dénivelés aujourd’hui (+595 mètres/-648 mètres) sont très raisonnables pour une si longue étape. On monte autant qu’on descend. Si ce n’est à la sortie de Figeac où la pente est très soutenue et la descente sur Cajarc, l’étape du jour ne pose guère de gosses difficultés. Sur le causse, l’altitude varie de 300 mètres à 400 mètres.


Moitié de l’étape sur le goudron, moitié sur les chemins. Heureusement, la plus belle partie, après Mas de Surges est avant tout sur de magnifiques chemins en sous-bois:

 Goudron: 17.0 km

Chemins: 14.7 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-figeac-a-cajarc-par-le-gr65-30115420

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant