Etape 09: De Golinhac à Conques par le GR65

Conques est encore plus belle quand le pèlerin y arrive à pied

 

Aujourd’hui, c’est Conques, la belle étape attendue par tous les pèlerins, un peu comme St Jacques en Espagne. Le guide du pèlerin du XIIème siècle, écrit en latin, en narre déjà les vertus en ces mots: “Le très précieux corps de la bienheureuse Foy, vierge et martyre, fut enseveli ici, dans une vallée que l’on nomme Conques. On bâtit alors sur son corps une belle basilique dans laquelle, pour la gloire de Dieu, on observe la règle de Saint Benoît. De nombreuses grâces sont accordées aux gens bien portants et aux malades”. De nos jours, touristes, randonneurs et pèlerins se partagent Sainte Foy, dans un des plus beaux sites de France. De nombreux pèlerins français ne vont pas plus loin que Conques. Du moins, pour un premier aperçu du chemin de Compostelle.

Nous sommes toujours en Aveyron, longeant la vallée du Lot sur les hauteurs. L’étape du jour traverse un pays caractérisé avant tout par l’élevage. Il y a peu de cultures ici. Nous arrivons au bout de la première partie du voyage. Demain, nous pénétrerons plus avant dans le centre de la France, direction Cahors. Mais encore faut-il arriver à Conques, à travers routes asphaltées et chemins rocailleux. Le chemin a fini de remonter vers le nord et file plein ouest. Il faut d’abord descendre longuement de Golinhac à Espeyrac. On le sait après quelques étapes. Le chemin descend toujours au fond d’un vallon pour remonter sur la crête suivante. De Espeyrac à Conques, ce ne sont que 14 kilomètres.

Les dénivelés aujourd’hui (+393 mètres/-716 mètres) sont raisonnables, surtout en montée, mais non légers. Au début de l’étape, ce ne sont que doux vallonnements jusqu’à rejoindre Campagnac où s’amorce une descente assez ennuyeuse sur le goudron vers Espeyrac. Depuis Espeyrac, Conques se mérite deux fois. D’abord par une grande montée de près de 300 mètres de dénivelé pour monter sur le plateau de Sénergues, suivie d’un long faux plat, et une descente très marquée, souvent pénible, vers Conques.

Les trajets sur les chemins sont de peu inférieurs aux passages sur les routes goudronnées:

Goudron: 11.9 km
Chemins: 8.6 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur la Via Podiensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-golinhac-a-conques-par-le-gr65-29976431

 

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant