Etape 06: De Nasbinals à St Chély d’Aubrac par le GR65

Encore un jour dans la majesté de l’Aubrac

L’Aubrac est un dépaysement absolu, grandiose et sévère. La solitude immense, l’absence de repères font de ce pays un non-lieu touristique, un de ces lieux magiques qui bercent notre imagination. C’est un pays aux frontières de l’irréel, un pays dont on ne sait préciser de quoi sa magie est faite. C’est un vaste plateau de schistes et de granites, recouvert ci et là de coulées de basalte, une grande ellipse de 55 km de long sur 40 km de large, rattachée aux monts de la Margeride, enserrée par les eaux souvent tumultueuses de la Tuyère et les eaux plus calmes du Lot.

Le chemin s’en va toujours direction sud-ouest dans la steppe nue. Et ceci jusqu’à Aubrac, où alors il quitte le plateau. Aujourd’hui, nous sommes d’abord en Lozère, presque jusqu’au village d’Aubrac, puis en Aveyron, sur les pentes descendantes des Monts d’Aubrac.

Encore une journée à contempler, dans la première partie de l’étape, les images d’un pays presque dénudé, dans de douces ondulations de prairies, couvertes au printemps de milliers de fleurs sauvages, dans des plaines où d’autres milliers de vaches brunes broutent en silence. L’air y est pur et aucun arbre n’arrête le regard ni le vent. Parfois, de petites tâches de forêts se lèvent au milieu de pâturages infinis. L’Aubrac, c’est le pays du bétail et les hommes sont presque absents. L’Aubrac, c’est un peu la pampa argentine, les savanes du Missouri, un « désert d’herbes » comme on l’a souvent aussi nommé.Le chemin s’en va toujours direction sud-ouest dans la steppe nue. Et ceci jusqu’à Aubrac, où alors il quitte le plateau. Aujourd’hui, nous sommes d’abord en Lozère, presque jusqu’au hameau d’Aubrac, puis en Aveyron, sur les pentes descendantes des Monts d’Aubrac.

Ici, rien ou si peu de chose ne rompent la monotonie et l’uniformité. Ces vastes solitudes où le pèlerin chemine des heures en n’apercevant au loin qu’un rare arbre ou un frêle buisson, étaient couvertes autrefois de vastes forêts. Il n’en reste que de modestes lambeaux. Ces hautes futaies à jamais disparues appartenaient à l’hôpital d’Aubrac, qui gérait aussi les forêts sises en dessus d’Aubrac et celles en dessous, jusqu’à St Chély d’Aubrac, forêts encore présentes de nos jours. Dans les collines arrondies, il arrive aussi que la lande remplace le pâturage. De nombreux blocs de granit sont placés ici et là, souvenirs d’une période où les glaciers y ont laissé des traces de leur passage. Aubrac signifie “Alto braco” (plaine haute). Les mêmes paysages de pâturages se succèdent, les hameaux s’espacent davantage. Le paysage est semé de vieux “burons”, des cabanes de pierre volcanique solide, aux toits pentus, où, il y a assez longtemps maintenant, les bergers y résidaient pour faire le fromage et se protéger des vents violents qui soufflent ici. Dans cet océan de verdure, les caprices des vents peuvent devenir terribles, sans rideau de montagnes pour réfréner leur élan. Un de ces vents est “Lo Biso”, la terrible bise qui vient du Nord. Un autre est “Lo Traverso”, un autre vent du Nord qui amène les nuages. “L’Olto” (aussi nommé “L’autan”) vient du Sud, un vent sec et violent. Parfois, un autre vent sec et chaud, ” Lo Souledre”, souffle aussi violemment.

Les dénivelés aujourd’hui (+276 mètres/-642 mètres), sur le papier, ne sont pas imposants, mais c’est une étape assez difficile. Le début de l’étape, c’est une longue montée, parfois éprouvante, sur le plateau ondulant pour atteindre 1324 mètres d’altitude. Le chemin passe le plus souvent sur des « drailles » (chemins à bétail), dans d’immenses pâturages délimités par des murets de pierre et des fils de fer barbelés. Le pays appartient aux vaches et aux pèlerins. C’est juste extraordinaire. Parfois de petits cours d’eau surgissent ça et là.

Après Aubrac, lorsque le chemin quitte le plateau, c’est une descente difficile, parfois très raide sur des chemins caillouteux, vers St Chély d’Aubrac. Cette descente peut être un peu « terrible » par mauvais temps. Dans ces conditions, prenez plutôt la route qui descend à Chély-d’Aubrac.

 

Voici une étape presque exclusivement sur les chemins, ce qui est assez rare sur le Chemin de Compostelle:

Goudron: 2.9 km
Chemins: 13.3 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien :

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-nasbinals-a-st-chely-daubrac-par-le-gr65-29858610

 

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant