Etape 05: De Aumont-Aubrac à Nasbinals par le GR65

Dans la majesté de l’Aubrac

 

Aujourd’hui, l’Aubrac est au menu. Qui peut résister à la fascination de l’Aubrac? Depuis plus de mille ans, un vrai mythe s’est créé à partir des récits des pèlerins du Moyen-âge assaillis par les bourrasques de neige, attaqués ou dévorés par les loups. Quand on interroge les pèlerins d’aujourd’hui sur l’étape la plus marquante du chemin, ils vous diront presque à coup sûr: l’Aubrac. L’appel irrésistible de ce pays frappera quiconque traversera ses prairies infinies.

Le chemin s’en va direction sud-ouest dans la steppe nue. Aujourd’hui, l’étape se passe exclusivement dans le département de la Lozère. Le chemin croise l’autoroute A75, La Méridienne, sans doute la plus belle autoroute du pays (et en plus gratuite !) qui relie Clermont-Ferrand dans le nord à Montpellier dans le sud.

Sur 26 km, le chemin traverse une grande partie du plateau de l’Aubrac.

 L’Aubrac est un plateau d’altitude, une steppe herbeuse sur la bordure ouest de la Lozère. Les éruptions volcaniques de la fin de l’ère tertiaire ont façonné ici des landes vertes avec parfois des blocs de granite érodés et du bétail en pagaille. C’est le pays du silence. C’est aussi le pays des “burons”, ces huttes aux toits de bardeaux, réminiscences des anciens temps où les bergers y prenaient refuge lors des périodes d’estive et de transhumance.

Dans ce paysage de landes et de prairies, le regard porte loin. Le paysage pourrait paraître monotone au premier point de vue. Il n’en est rien. Les légers reliefs et la lumière qui évolue changent sans cesse le paysage. L’absence de forêts en fait un lieu ouvert où la vue embrasse l’horizon à 360 degrés.  Les bosquets, les blocs de granite, les ruisseaux, les fermes isolées et les burons sont les seuls points de repère. L’Aubrac concentre l’essence des caractéristiques recherchées par les pèlerins et les promeneurs: le calme, le silence, l’omniprésence des pâturages et du bétail. Il est presque entièrement dénué des repères contemporains de la société. Il n’y a que très peu de lignes à haute tension, de pylônes, de panneaux ou de routes. Les villages et les hameaux sont portion congrue. Les maisons modernes ne poussent pas ici.

L’étape est sans difficulté, mais rarement plate, sur un plateau ondulant à plus de 1000 mètres d’altitude, dans un paysage désolé mais grandiose, avec des dénivelés faibles (+448 mètres/-301 mètres). La seule difficulté du jour, mais c’est très relatif, est la montée au Roc des Loups avant Rieutort. Ici, le sentiment de solitude pousse à la rêverie ou à la méditation. C’est un pays presque sans fin, jamais monotone, où de petits ruisseaux dessinent des méandres, sans destination précise.

 

Dans un si beau pays, par bonheur, les trajets sur les chemins dépassent les trajets sur route, mais de peu:

Goudron: 11.7 km
Chemins: 15.1 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO, Via Podiensis).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-aumont-aubrac-a-nasbinals-par-le-gr65-29772353

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant