Etape 8/texte compact

De Espalion à Golinhac: Bonjour, Monsieur le Président

 

Didier Heumann

Milena della Piazza

Les motivations des pèlerins divergent. Certains marchent la tête basse, soucieux de savoir où poser le pied sur des chemins souvent assez difficiles. D’autres marchent la tête haute, sensibles au charme ou à la banalité des paysages, s’extasiant devant les fleurs que la nature offre le long des chemins. Car le pèlerin marche toute la journée dans des régions assez diverses.

Nous sommes en Haute Rouergue, dans le nord de l’Aveyron, là où le Lot, l’axe central, a creusé d’étroites gorges, qui s’ouvrent parfois en de larges bassins. Le Lot s’enfuit, surplombé par des hauts plateaux parfois schisteux, parfois volcaniques, parfois calcaires. Une mosaïque de parcelles cultivées alterne avec les pâturages. Mais sur les versants au nord, c’est souvent les forêts de chênes et de vieux châtaigniers qui dominent. Quand on observe le Lot, on a parfois le sentiment que l’eau ne bouge pas.

Puisque le parcours traverse des régions assez diverses,  disons alors un mot ici des particularités géologiques de la région.

Jusqu’ici, nous avons foulé des sols et des roches basaltiques volcaniques dans le Velay, puis le granite de la Margeride. L’Aubrac est déjà plus complexe. Le socle, c’est du granite, mais la surface, c’est plutôt du basalte. L’Aubrac est un massif volcanique relativement ancien par rapport aux grands volcans d’Auvergne, qui sont nettement plus récents. Mais ici, contrairement à l’Auvergne, les coulées de lave se sont éclatées et les volcans ont disparu, décimés par les érosions. Car les glaciers sont aussi venus ici, permettant la formation de moraines, de dépôts d’alluvions ou la présence de blocs de granite erratiques que l’on voit en masse sur le plateau de l’Aubrac.

En géologie, il en est presque toujours ainsi. Sous la pression,  le granite se transforme en roches dites métamorphiques, que sont les schistes ou les gneiss. Ainsi, une partie du socle granitique de l’Aubrac s’est-il transformé en ce type de roches. Ceci se voit à la sortie de l’Aubrac, dans cette région qui descend de St Chély vers Espalion, dans le pays où les boraldes, de petits torrents ou rivières, ont entaillé les schistes et les gneiss. Plus en amont, vers Espalion et Estaing, dans la vallée du Lot, règnent les roches tendres que sont les grès et les calcaires, qui sont des dépôts marins, quand la mer arrivait jusqu’ici, bien après l’éclosion granitiques des montagnes.

Voici les roches principales que vous êtes appelé à rencontrer ces prochains jours. Le fait de les découvrir procurera peut-être une certaine émotion au curieux.


Aujourd’hui, nous sommes toujours en Aveyron et nous nous rapprochons de Conques.


Tiens ! Aujourd’hui, c’est la première fois que le chemin remonte vers le nord. Si le but des prochains jours est Espeyrac, puis Conques, il y a deux manières de rejoindre Espeyrac. A partir d’Estaing, on peut pendre le GR6 ou le GR65, qui se rejoignent à Campagnac, peu avant Espeyrac. Que voilà une étape casse-pattes ! Evidemment, ce n’est pas insurmontable, mais le chemin monte et descend toute la journée.  Il y a par exemple ici, après Bessuéjouls, une petite grimpette de 38% de pente sur moins de 1 kilomètre.

Nous quittons Espalion et les rives du Lot, par le magnifique Pont Vieux, ce magnifique pont de grès rose piétonnier. Le début de l’étape n’est pas folichon, car il faut d’abord franchir la banlieue assez insignifiante du bourg. Certes, le chemin s’ouvre assez vite sur la campagne. Il faut tout de même longer les prés que le voisinage de la ville a gonflés de maisons neuves, tourner son regard vers le château de Calmont, très loin là-haut sur la colline.

Puis, plus loin, il faut suivre assez longtemps une petite route goudronnée. Ce n’est pas une grande départementale, mais les véhicules circulent de manière constante.

Le supplice, si on ose le dire ainsi, dure jusqu’à un petit carrefour qui permet de gagner Bessuéjouls, une ancienne seigneurie, dont le château est aujourd’hui en ruine. Ici, la publicité fait un ménage curieux avec les signes religieux. Après une longue dose de bitume, c’est toujours un plaisir de retrouver un chemin qui offre à nouveau la récréation des sous-bois et de la campagne.

A Bessuéjouls, le grès rose de l’Eglise St-Pierre donne une touche subtile dans un très beau site verdoyant. Il faut monter au clocher, si on n’est pas trop claustrophobe, pour voir la chapelle aérienne, suivre un escalier étroit aux marches élimées, pour aller s’agenouiller sur la dalle au pied des statues de St Gabriel et St Michel.

Un pèlerin de fer, dans le jardin de la mairie, garde le lieu au pied du grand séquoia.

Non loin de l’église, des bâtiments rénovés constituent le domaine d’Armagac, autrefois un couvent tenu par des sœurs pour l’éducation des jeunes filles pauvres. Aujourd’hui rénové, l’édifice est un logement remarquable. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).

Mais voilà, la première bosse de la journée, et celle-là elle en vaut la peine. Vous avez sans doute apprécié à sa juste valeur la montée d’Escluzels, au dessus-de Monistrol d’Allier. Celle-ci ne lui cède en rien. Elle est tout aussi exigeante, voir plus encore: 150 mètres de dénivellation sur 800 mètres de parcours.

Pourtant, dans les premiers virages, le jeu est aisé. Sur le chemin tortueux qui se faufile furtif dans le sous-bois, chaque virage offre un point de vue, en contrebas, sur le magnifique hameau.

Il est difficile de détacher son regard de ce vallon boisé et vert, d’autant qu’il est temps maintenant d’attaquer une pente aussi raide que démoralisante.

Si vous passez ici par un temps pluvieux, la montée sera très pénible. Il vous sera impossible d’éviter la boue. Il faudra vous accrocher parfois aux buissons et aux arbustes pour ne pas glisser sur un terrain, où le caillou roule sans cesse sous le pied jusqu’ à atteindre le plateau au-dessus. Les racines, parfois énormes, s’entrecroisent, presque jusqu’à barrer le chemin. Les rochers sont parfois pris par des lianes comme dans une étreinte mortelle. Dans les derniers hectomètres, la pente se fait moins sévère et le chemin s’adoucit, avant de gagner le plateau sur le goudron. Le plateau de Briffoul, dominant le Lot, est accueilli comme une délivrance.

Briffoul, avec ses belles maisons taillées dans le calcaire brut, est à quelques encablures. Ici, c’est la campagne dans toute sa grandeur. Une gigantesque ferme domine le plateau.

Le chemin se promène un instant sur la terre ocre du plateau. La  colline se déroule avec la monotonie de grandes ondulations vagues, le long de quelques petits champs cultivés. L’horizon s’étend solitaire, jusqu’à la voûte du ciel, tout au bout de l’horizon.

Comme on est monté, il faut redescendre. Voilà le programme du Chemin de Compostelle. Le chemin dégringole du plateau. La descente est non moins vertigineuse que la montée, le plus souvent dans un chemin torrentueux et glissant, au milieu des buissons. Le chemin s’enfonce dans les sous-bois touffus, au milieu  desquels on reconnaît des hêtres, des érables et des châtaigniers, mais où le soleil ne pénètre guère. Ici, par temps de pluie le chemin devint torrent. Le château de Beauregard, où on cultive même la vigne, est là comme une délivrance, à la sortie du bois.

Dans un paysage agreste, où on voit parfois au loin des châtaigniers, le chemin gagne le plateau près de l’Eglise de Trédou, avec son curieux clocher décalé.

Plus bas, ce n’est pas la morne plaine de Victor Hugo, mais d’interminables bouts droits sur le gravier, à travers champs.  Le pèlerin, ne le dira t’on jamais assez, n’est pas un vrai touriste. Il na aucun droit d’exiger en permanence le sublime. Tout au plus ne musardera t’il pas en route et accélérera le pas pour abréger cette promenade fastidieuse qui lui paraît si longue.

Le chemin mène alors à Verrières, presque au bord du Lot, et à ses belles maisons en pierre de taille, où les maisons se serrent les unes aux autres, comme pour se tenir chaud, dans un harmonieux désordre.

Le chemin franchit un petit ruisseau pour rejoindre une petite départementale qui longe le Lot, qu’il suit un instant. Mais le GR65 déteste les routes départementales. Il n’y va que lorsqu’il est obligé. Dès que l’occasion se présente de jouer les filles de l’air, il repart avec volupté dans la forêt sur un étroit chemin caillouteux.

Alors, juste une petite bosse pour le plaisir dans les bois, où le chemin se rétrécit et le sol se  camoufle dans  un épais tapis de feuilles mortes,  avant de redescendre sur le bord du Lot, à Estaing.

Estaing est un petit bourg, avec guère plus de 600 habitants. Estaing doit son nom au latin  stagnum, qui veut dire étang. La bourgade, sur son piton rocheux, au bord du Lot, date de l’époque gallo-romaine. L’emblème de Estaing est sans conteste le château, l’imposante demeure des comtes d’Estaing.

Les Estaing sont une illustre famille de Rouergue, qui a donné de la France de très nombreux militaires et religieux : un cardinal, de nombreux évêques, des amiraux, et même un président de la République française.

Les premières pierres du château furent posées au XIème siècle, et le château fut remanié de nombreuses fois.  Promu bien national à la Révolution française, il fut repris par  les religieuses de St-Joseph, pour devenir leur maison mère. En 2000, il passa à la commune d’Estaing. En 2005, la Fondation  Valéry Giscard d’Estaing racheta le château.

La boulangère du coin nous dit que Giscard vient parfois acheter le pain chez elle, y allant de ses célèbres « Bonjour, Madame ». Mais, il ne vient pas toutes les semaines.  Loin de là ! Estaing est tout de même assez perdu, au milieu de la France.

Pour les touristes, Estaing se résume au château, et à la grand rue où se trouvent les hôtels et les commerces. L’église paroissiale de St Fleuret, construite sur une crypte, construite au XVème siècle récemment rénovée, est un peu sur la hauteur dans un village au caractère moyenâgeux, où les schistes dominent. Un très beau bâtiment du XVIème siècle abrite un Office du Tourisme rajeuni  dans une très belle cave voûtée.

Mais Estaing, c’est avant tout le majestueux pont gothique, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il porte en son centre la croix d’Estaing, qui symbolise à elle seule l’Aveyron. Un peu plus loin sur le pont, la statue de François Estaing, l’évêque de Rodez.

De nombreuses possibilités de logement sont offertes ici. Le gîte communal  mérite l’attention. Le pèlerin se sent encore plus près de Dieu, logé qu’il est dans l’ancienne chapelle de St Fleuret. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).



C’est au bout du pont, que repart le Chemin de Compostelle. A Estaing,  il y a une alternative dans le chemin. Le pèlerin peut suivre le GR65, le seul vrai Chemin de Compostelle en fait, qui file  vers Massip et Golinhac. Mais, il peut aussi emprunter le GR6, qui passe par St-Geniès des Ers. Les deux chemins se rejoignent à Campagnac. Dans le village, on vous suggèrera peut-être de prendre plutôt le GR6, qui évite plus les routes asphaltées. L’usage du GR6 est très discret pour la très grande majorité des pèlerins qui ne voit pas d’un bon œil le fait d’abandonner le chemin suivi par leurs aïeux. Mais qui sait quel chemin nos aïeux ont-ils vraiment suivi ?

Alors, commentons très brièvement le parcours sur le GR6. Ce sont  tout de même 20 kilomètres de marche pour gagner Campagnac.

A la sortie d’Estaing, le chemin monte raide sur un chemin pierreux, en lacets qui s’éternisent jusqu’à atteindre une petite chapelle. De là-haut, la vue sur Estaing et sur le grand méandre, que fait le Lot ici, est magnifique.

La pente est sévère jusqu’à St Geniès des–Ers. Puis, le chemin monte et descend d’une colline à l’autre, d’un ruisseau à l’autre. Parfois, un petit hameau, où plus personne n’habite. Il n’y a ici plus aucune présence humaine, ni animale.

Un sentier étroit joue à saute-moutons en sous-bois, d’un petit ruisseau à l’autre, dans un environnement fort vallonné au milieu des feuillus et des fougères. Sur les hauts, la route goudronnée, raide et sans ombre, prend la relève, jusqu’à atteindre Campuac, le point culminant.

C’est assez interminable pour arriver à Campuac, et il n’y a pas de trace humaine sur des kilomètres. Mais, vous constaterez aussi tout à l’heure qu’il en va de même sur le GR65. A Campuac, le restaurant et l’épicerie sont sans doute définitivement fermés. La France profonde se meurt à petit feu. Heureusement, il y a de l’eau à la fontaine communale, car le pèlerin ne croisera pas grand monde dans cette région.

A partir de Campuac, le chemin passe par des endroits plus ombragés, où les moutons sont légion. Au printemps, les champs sont envahis par le colza. Le chemin se traîne par monts et par vaux, avant de rejoindre le GR65, près de Campagnac.

Deux logements sont disponibles au lieu dit La Brévarie, où passe le chemin. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).

Puisque nous sommes près de Campagnac, juste avant le point de jonction des deux GR, retournons à Estaing pour emprunter cette fois le GR65, le chemin principal qui passe par Golinhac. Ici, aussi, il faudra monter sur le plateau, après une ascension de plus de 300 mètres.

Au départ, c’est une belle et facile promenade de plus de 4 kilomètres sur la route près des méandres du Lot. Hélas ! C’est du goudron. On nous l’avait bien dit. Mais l’oeil  peut se reposer de temps à autre sur les reflets que fait la rivière à travers les arbres. Les arbres se prosternent et leurs branches semblent heureuses de se tremper dans la rivière. Ici, les eaux rarement grondent, mais plutôt se tassent, comme muettes, mortes.  Tout est grâce et harmonie dans la clarté verte où la lumière vibre avec éclat.

Près de La Rouquette, la route s’écarte du fleuve, se met à monter au flanc de la colline, dans les champs, puis dans les bois, jusqu’à traverser le petit ruisseau de la Luzane.

C’est ici que commence le bal entre les raccourcis qui grimpent dans le sous-bois et les épingles que fait la route goudronnée. Ici, les versants ne se lancent pas résolument à pic, si bien que, ici et là, des bouts de forêts y pendent, comme autant de  véritables asiles, hier pour les loups, aujourd’hui pour les sangliers et les chevreuils.

Quand le GR65 quitte le goudron, la pente est fort soutenue sur les cailloux du chemin qui serpente dans les chênes et les feuillus.

Le paysage est sillonné d’un véritable chemin de croix. Ce n’est pas le Calvaire avec les stations de la liturgie chrétienne. Ici, chaque croix  porte un nom, accompagné d’un descriptif. On compte plus d’une trentaine de telles croix sur le chemin jusqu’à Golinhac.

Dans les raccourcis, le sentier se faufile furtif, serpente et  s’élève doucement vers la ligne de crête, dans les broussailles et sur les feuilles mortes.  A intervalles réguliers, le chemin débouche sur une clairière, le plus souvent guère plus grande qu’un jardinet. A Montegut Haut, le bal des raccourcis et des épingles s’achève.

Le goudron, hélas diront certains, va nous accompagner jusqu’au sommet de la crête, sur le plateau. La route défile lentement, déployant des deux côtés de la route de fortes  haies vives et épaisses, garnies de nombreux arbustes qui lui donnent l’apparence d’un taillis. Ici, la forêt est claire. Ce sont de hauts arbres isolés. Sous la futaie pousse un épais taillis d’arbustes, de petits arbres, d’herbes folles et de fougères.  La route passe alors au lieu dit Riou del Prat.

Ici, la pente est soutenue, souvent près de 10%. Sur la route qui monte encore et toujours, les descriptifs ne sont pas que sur les croix. Ils sont aussi sur le point d’eau bienvenu que les pèlerins prennent d’assaut. Ces lieux de rencontre sont un peu comme des églises où les pèlerins prennent ensemble la communion, devisent sur les bobos de leurs membres meurtris.

Au point d’eau, nous sommes à deux pas de La Sensaguerie. C’est d’ici que part une route pour un gîte à Fonteilles, à 300mètres. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).

Ici un champ de seigle, là une prairie d’herbe maigre pour les moutons ou d’herbe à peine plus grasse pour les vaches. Mais en hiver, la vie est rude ici, pendant de longs et grands mois, quand l’hiver entasse neige sur neige et que les vents froids et fougueux giclent sur le haut plateau.

Dans la région, ce sont de petits hameaux de trois à quatre maisons, pas plus, dessinés le long de collines riantes, mais peu fécondes.  Les pèlerins qui passent sous leurs croix sont la distraction des gens ici. On ne croisera plus ici Pépé Catusse qui aimait les pèlerins au-delà de tout. Pour les autres, le bétail est leur pain quotidien.

De La Sensaguerie, la route goudronnée redescend vers d’autres petits hameaux grands comme des mouchoirs de poche, des fermes isolées, au pied des croix toujours plus présentes. C’est un océan de forêts et de sous-bois qui ne se perdent qu’à l’horizon. Aucune colline digne de porter un nom ne se lève au-dessus de cette mer d’arbres.

Encore du goudron, toujours du goudron, en descente. La pente est moins raide, plus conciliante dira-t-on. La route est comme un long serpent gris qui glisse sur la verdeur des sous-bois.  La vallée s’abaisse en pente large et douce, s’enfonce et se creuse un peu plus, jusqu’à retrouver le sous-bois en montée.

C’est alors que commence un véritable jeu de piste, agrémenté de douces montagnes russes. C’est un paysage adorablement mamelonné, parfois ouvert sur des clairières au vert cru, parfois refermé sur lui-même dans la forêt. La traversée de ces horizons sauvages dégage une impression de grande solitude qu’agrémente parfois la vision au loin d’une ferme aux proportions harmonieuses ou celle d’un troupeau d’Aubrac broutant près des haies.

Quelques rares trouées dans l’espace offertes sous  forme de clairières, l’oeil se trouve le plus souvent confronté à l’anarchie des sous-bois ou à la géométrie des frondaisons de la canopée. Dans les forêts, il y a toujours la forêt du haut, la noble et belle canopée, celle de la vie, des couleurs, de la lumière. Puis, il y a la forêt du bas, celle de l’obscurité, des branches en décomposition, de l’humus et des broussailles.

Au bout du chemin, c’est Massip, à l’orée du bois. Ici, on trouve à se loger. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).

A Massip, nous ne sommes plus très éloignés de Golinhac, le point le plus haut de l’étape, plus de 300 mètres plus haut qu’Estaing. Le chemin gagne le village, en continuant à jouer à saut de mouton, grimpant sur des sentes étroites, descendant abruptement dans la forêt.

A deux pas du village, le chemin, comme s’il avait envie de nous faire pardonner son côté cahoteux, se prend des allures d’un gentil chemin vicinal, dans les mousses, à l’ombre des bouleaux.

Golinhac est le premier vrai village depuis Estaing. Il compte tout de même près de 400 habitants. A l’entrée du village, une croix de pierre du XVème siècle, dite « dels romieus » (des pèlerins) montre une Vierge aux pieds du Christ, ainsi qu’un pèlerin au centre, un petit chapeau dans sa main et  qui tient une grande cloche. Cette croix est une copie de l’original qui se trouve dans l’église.

L’église dédiée à Saint-Martin, a une origine très ancienne, érigée avant l’an mille, bien que complètement modifiée au cours des siècles.

Dans le village, signes religieux et profanes font bon ménage.

Un peu plus haut que le village, le Puech de Regault offre un magnifique panorama sur la vallée d’Entraygues, les monts d’Aubrac et l’Auvergne. Surnommée aussi « la colline du regard », elle permet de voir par beau temps le grand volcan du Plomb du Cantal en Auvergne. Encore faut-il avoir de la chance d’y être présent le jour adéquat !

On peut se restaurer et se loger au village. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 8: logements, restauration).

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